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Charles Spencer, frère de Lady Diana, accuse Charles III d’avoir dit « On l’aura vite oubliée » après sa mort

Une conversation racontée à ses proches dès l’époque

Pourquoi croire une version vieille de près de trois décennies ? Charles Spencer avance un argument simple : il n’a pas attendu la sortie de son ouvrage pour en parler. Il assure avoir raconté cet appel à ses amis et à sa famille proche immédiatement après, « parce que c’était vraiment monstrueux ». Ce détail compte, car il transforme une simple déclaration tardive en témoignage ancien, répété à plusieurs reprises dans un cercle restreint.

La réponse inhabituelle de Buckingham Palace

La réaction du palais a de quoi surprendre. La monarchie britannique ne commente, par principe, jamais les livres consacrés à la famille royale. Cette fois, un communiqué a été publié, signe que l’affaire a été jugée suffisamment sérieuse pour justifier une sortie de route.

« Bien que nous ne commentions pas les livres par principe, Sa Majesté est consciente que la douleur du deuil fraternel peut obscurcir la raison, affecter le jugement et colorer la mémoire d’une manière que les autres ne reconnaissent pas, même de nombreuses années après une telle perte », a déclaré l’institution royale. Traduction : le roi ne dément pas frontalement, il suggère que le souvenir de Charles Spencer est déformé par le chagrin.

C’est une défense habile, mais fragile. Elle reconnaît implicitement que la conversation a bien eu lieu, tout en contestant la fiabilité de celui qui la rapporte. Laura Kuenssberg a résumé la situation devant les caméras en affirmant que « le roi est manifestement furieux ».

« Je dis la vérité » : la réponse cinglante de Charles Spencer

Interrogé sur cette explication psychologique, le frère de Diana n’a pas reculé d’un millimètre. « Mais est-il furieux ou est-il gêné ? Car je peux vous l’affirmer ici et maintenant : ce sont exactement les mots qu’il a prononcés », a-t-il répliqué.

Il a ensuite posé un argument difficile à balayer : la rareté de ses échanges avec Charles III. « Je n’ai eu que deux conversations téléphoniques avec le prince Charles au cours de ma vie. J’étais extrêmement attentif à ce qu’il disait. » Autrement dit, un appel aussi rare ne s’oublie pas, et encore moins une phrase aussi brutale. Quand la journaliste lui a demandé lequel des deux Charles il fallait croire, sa réponse est tombée sans détour : « Je dis la vérité. »

  • La version Spencer : une phrase prononcée telle quelle, une mémoire intacte, des proches prévenus dès 1997.
  • La version du palais : un jugement altéré par le deuil, sans démenti formel sur le fond.
  • Le point commun : les deux camps admettent qu’un appel a bien eu lieu.

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