Bruno Salomone et Jean Dujardin : trente ans d’amitié, de la scène du Carré Blanc à l’Oscar

L’Oscar de Jean, la fierté de Bruno
Lorsque Jean Dujardin a remporté l’Oscar du meilleur acteur pour The Artist en 2012, Bruno Salomone a clamé sa fierté haut et fort. Dans les colonnes de Voici, il confiait avec cette modestie qui le caractérisait :
« Il n’y a pas de jalousie ni de dissociation. Au contraire, ça te porte, un pote qui a un Oscar ! L’histoire de Jean, ça te fait croire à l’impossible. Perso, je n’ai jamais rêvé d’avoir des prix. Mais si j’avais l’Oscar du scénario, je serais content. »
Des mots simples, sincères, qui montrent une admiration profonde et une humilité rare. Bruno n’a jamais cherché la lumière pour lui-même. Il était heureux de voir son ami réussir et de partager sa joie. Cette capacité à se réjouir du succès de l’autre, sans arrière-pensée, sans amertume, est peut-être ce qui a rendu leur amitié si forte et si durable.
“Bruno était un prince” : les mots de Jean
De son côté, Jean Dujardin ne tarissait pas d’éloges à l’égard de son complice. Lors de son passage dans l’émission Clique sur Canal+, le 27 octobre dernier, il l’avait qualifié de « prince » :
« Il était immense sur scène, avec les expressions de Jim Carrey et la gueule de Marlon Brando. »
Une formule magnifique, qui résume à elle seule le talent protéiforme de Bruno Salomone. Capable de faire rire aux larmes par une simple mimique, de passer du burlesque à la tendresse en un instant. Un artiste complet, que le grand public a peut-être sous-estimé, mais que ses pairs ont toujours admiré.
Cette admiration mutuelle a certainement été le secret de leur longue amitié. Trente ans à se soutenir, à rire et à créer ensemble. Trente ans à se dire « je t’aime », comme Jean l’a si bien écrit dans son message d’adieu.
Une amitié faite de chemins différents mais jamais séparés
S’ils ont pris des chemins différents pour mener leur carrière sur le petit et le grand écran, Bruno Salomone et Jean Dujardin ne se sont jamais perdus de vue. L’un est devenu une star internationale, récompensée par un Oscar, acclamée dans le monde entier. L’autre a brillé dans des comédies populaires et des rôles télévisuels marquants, notamment dans Fais pas ci, fais pas ça, où il incarnait Denis Bouley, ce père de famille que les Français ont adopté comme s’il faisait partie de leur propre foyer.
Mais dès qu’ils se retrouvaient, c’était comme si le temps n’avait pas passé. Les mêmes rires, les mêmes blagues, la même complicité. Jean Dujardin, malgré la consécration internationale, n’a jamais changé avec Bruno. Et Bruno, malgré la discrétion de son parcours, n’a jamais eu envie ni regretté.



