Bruno Salomone et Jean Dujardin : trente ans d’amitié, de la scène du Carré Blanc à l’Oscar

Brice de Nice : la consécration d’un duo mythique
En 2005, Jean Dujardin a décidé d’adapter au cinéma son personnage de surfeur qui l’avait fait connaître du grand public. Brice de Nice, c’était lui, en tee-shirt jaune, lunettes de soleil, planche de surf sous le bras, avec cette réplique culte : « Brice de Nice, c’est moi, et personne d’autre. »
Sans hésiter une seconde, Jean Dujardin a fait appel à Bruno Salomone pour endosser le rôle d’Igor d’Hossegor, l’ennemi juré de Brice, son rival absolu. À l’écran, ils étaient adversaires. Dans la vie, ils étaient inséparables. Et cette complicité a transpaï à l’écran.
Brice de Nice a connu un immense succès, avec plus de quatre millions d’entrées. Le duo était devenu culte. Les répliques ont été gravées dans les mémoires : « J’vais te niquer ta mère » d’Igor, face à l’air débonnaire de Brice, restera comme l’un des moments les plus mémorables du cinéma comique français.
Jean Dujardin a imaginé un second volet, sorti en 2016. Si la suite n’a pas connu le succès escompté, leur complicité, elle, restait intacte. Et Bruno était là, fidèle au poste, pour incarner à nouveau Igor, pour rire avec son ami, pour partager cette aventure.
Quand Bruno volait au secours de Jean face aux critiques
À la sortie du second volet, Jean Dujardin a été sous le feu des critiques. Le film n’a pas rencontré le succès escompté, et certains se sont acharnés sur l’acteur. Bruno Salomone n’a pas hésité une seconde à voler à son secours.
Au micro de RTL, il a tapé du poing sur la table, la voix ferme, déterminée : « Dire qu’il n’y connaît rien au cinéma, alors que c’est un passionné de cinéma, c’est très violent. »
Une défense sans faille, un acte d’amitié pur. Pas de calcul, pas de prudence. Juste un ami qui protège l’autre, qui ne supporte pas l’injustice, qui rappelle à tous que Jean Dujardin est un grand artiste, passionné, exigeant. Cette prise de parole en dit long sur leur relation. Pas de jalousie, pas de compétition. Juste une amitié solide, inébranlable, qui n’a pas peur de s’exposer.



