Apolline de Malherbe, journaliste de BFMTV, raconte l’insulte « Madame de ma merde » lancée par un député après une confusion en direct

Un parcours construit sur le terrain, pas seulement sur le plateau
Avant de devenir l’une des voix fortes de la matinale, Apolline de Malherbe a multiplié les expériences. Son parcours donne une idée de l’amplitude de sa carrière médiatique :
- Programmatrice dans une rédaction parisienne
- Reporter de terrain, au plus près de l’actualité
- Correspondante aux États-Unis, une expérience qui forge une vision internationale
- Éditorialiste politique, pour décrypter les jeux de pouvoir
- Intervieweuse, un rôle qu’elle occupe aujourd’hui avec une réputation de femme de caractère
Cette diversité d’expériences, elle la considère comme un bagage essentiel pour affronter la complexité du direct. Diriger une matinale pendant trois heures ne s’improvise pas. Il faut savoir enchaîner les sujets chauds, relancer un ministre sur un dossier brûlant, garder son sang-froid face à un invité qui esquive. Et malgré cette solide expérience, l’erreur reste humaine. C’est justement ce qui est arrivé avec un élu dont elle n’a pas oublié le nom.
La confusion entre Benoît Hamon et Benoist Apparu
Les journalistes politiques connaissent par cœur les visages et les noms des principaux acteurs de la vie publique. Mais avec des dizaines d’invités qui se succèdent, une faute d’inattention peut vite arriver. Apolline de Malherbe en a fait les frais le jour où elle a salué Benoist Apparu en l’appelant Benoît Hamon. Sur le papier, les deux noms se ressemblent. Dans les faits, les deux hommes n’ont pas grand-chose en commun.
Benoît Hamon, ancien ministre de l’Éducation nationale, a été candidat du Parti socialiste à l’élection présidentielle de 2017. Benoist Apparu, lui, est un ancien député de droite, longtemps proche d’Alain Juppé. Mélanger ces deux personnalités, c’est un peu confondre deux univers politiques opposés. L’erreur peut paraître anodine, mais elle a suffi à froisser l’intéressé.
En plateau, ce genre de lapsus se produit plus souvent qu’on ne le croit. Les noms se bousculent, les fiches défilent, le prompteur impose son rythme. Pour une journaliste qui gère plusieurs interventions en direct chaque matin, le risque de confusion est permanent. La plupart du temps, l’invité corrige poliment ou fait comme si de rien n’était. Cette fois-là, la réaction a été beaucoup plus tranchante.



