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Affaire Patrick Bruel : Julien Odoul provoque un tollé sur CNews en évoquant les « femmes malveillantes » et les « faux témoignages »

L’affaire Ary Abittan ressortie comme un bouclier

Pour justifier sa méfiance envers certaines accusations, Julien Odoul a cité l’exemple de l’acteur Ary Abittan. « C’est arrivé, avec de faux témoignages. Je parle notamment de l’affaire Ary Abittan », a-t-il déclaré. Un parallèle qui n’a pas manqué de faire réagir. Pour mémoire, l’acteur des « Tuche » avait été mis en examen en 2021 après la plainte d’une jeune femme de 23 ans pour « pratiques sexuelles non consenties ». L’enquête avait finalement abouti à une ordonnance de non-lieu, faute de charges suffisantes. Si juridiquement cette décision ne signifie pas une déclaration d’innocence formelle, elle a néanmoins permis à l’acteur de retrouver une liberté totale.

En ressortant ce dossier, le député souhaite démontrer que toutes les plaintes ne se valent pas et qu’il existe des cas avérés de fausses accusations. Pour autant, l’amalgame avec le dossier Patrick Bruel, qui compte trente-deux plaintes, est perçu par beaucoup comme un procédé dangereux et malhonnête. Les critiques ne se sont pas fait attendre, notamment sur la plateforme X (anciennement Twitter), où la colère gronde.

Une polémique enflammée sur les réseaux sociaux

La toile s’est embrasée en quelques heures seulement. Les commentaires virulents se multiplient, reprochant à l’élu RN de nier la réalité des violences sexuelles faites aux femmes. « Imagine, il y a des tonnes de victimes qui se plaignent, mais tu préfères croire la théorie de la menteuse », peut-on lire sous une publication. Un autre internaute s’insurge : « 32 plaintes et ce n’est pas suffisant apparemment… ». La colère est d’autant plus vive que le nombre de témoignages s’accumule depuis la première plainte déposée par la comédienne Flavie Flament.

Les associations féministes, elles aussi, montent au créneau. Elles dénoncent une « culture du viol » entretenue par certaines prises de parole politiques et rappellent que le taux de fausses plaintes pour violences sexuelles est infime par rapport au nombre de victimes qui n’osent jamais franchir le pas du commissariat. Pour ces associations, le discours de Julien Odoul a un effet dissuasif terrible sur les femmes qui hésitent à témoigner. La parole se libère, mais ce type de sortie médiatique pourrait bien la faire taire à nouveau.


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