Affaire Nahel : Le Procès du Policier Florian M. Menacé par l’Absence de Son Avocat

Une Instruction Contradictoire et un Renvoi aux Assises
Pendant près de deux ans, l’instruction judiciaire avance dans un climat de tension extrême. Le parquet de Nanterre mène les investigations, confrontant les versions :
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La défense plaide la légitime défense et le refus d’obtempérer. Florian M. affirme avoir cru que sa vie était en danger.
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L’accusation s’appuie sur la vidéo, l’absence de collision violente et le tir à hauteur d’homme.
En mars 2025, le parquet requiert le renvoi de Florian M. devant la cour d’assises. Le 3 juin 2025, les juges d’instruction suivent ces réquisitions et ordonnent son procès pour meurtre.
“Rien ne démontre que Florian M. était autorisé dans la circonstance à faire usage de son arme, en méconnaissance des principes de proportionnalité et d’absolue nécessité”, peut-on lire dans l’ordonnance de renvoi, consultée par l’AFP.
Une décision historique. Pour la première fois depuis longtemps, un policier en service est renvoyé devant une cour criminelle pour un tir mortel lors d’un contrôle.
La Défense Contre-Attaque et Fait Appel
Dès l’annonce du renvoi, Me Laurent-Franck Liénard, avocat de Florian M., monte au créneau.
“Ce tir était légitime et conforme au cadre légal. Mon client a agi dans un contexte de refus d’obtempérer caractérisé. Il n’avait pas l’intention de tuer.”
La défense forme immédiatement appel de l’ordonnance de mise en accusation. Une procédure qui retarde le procès de plusieurs mois.
Pendant ce temps, le second policier impliqué dans le contrôle bénéficie d’un non-lieu. Ses avocates, dont Me Pauline Ragot, ne sont pas directement concernées par la procédure visant Florian M.



