Affaire Lyhanna : Le mode opératoire glaçant du suspect révélé par de nouveaux témoignages

Le poids de la culpabilité chez les jeunes victimes
De son côté, Lisa pensait porter la responsabilité de cette situation anormale. Elle confie ses regrets actuels : « Je n’en ai parlé à personne, même pas à mon prof de sport, parce que je pensais que c’était moi le problème. Au fur et à mesure, j’ai bien compris que ce n’était pas du tout moi le problème et que c’était bien lui ». Ce sentiment de culpabilité est un obstacle majeur à la libération de la parole chez les mineurs victimes d’abus. Les enfants et adolescents ont tendance à intérioriser la faute, surtout lorsque l’agresseur utilise des mécanismes de manipulation sophistiqués.
Il est essentiel que les parents, les enseignants et les éducateurs soient formés à reconnaître ces signes. Un enfant qui change soudainement de comportement, qui devient renfermé ou qui évite certains adultes, doit alerter. La prévention passe aussi par une éducation à la sécurité numérique et relationnelle. Les jeunes doivent savoir que personne n’a le droit de leur poser des questions intimes ou de leur proposer des sorties secrètes. Il faut leur apprendre à dire non et à en parler immédiatement à un adulte de confiance.
Les signes d’alerte que les parents doivent connaître
Pour aider les familles à mieux protéger leurs enfants, voici quelques signes qui doivent éveiller les soupçons :
- Un adulte qui propose des activités en tête-à-tête à un enfant, sans la présence des parents
- Des messages ou des appels fréquents à des heures tardives
- Des cadeaux ou des faveurs non sollicités
- Un intérêt excessif pour la vie personnelle de l’enfant
- Des tentatives d’isoler l’enfant de ses amis ou de sa famille
Ces comportements ne sont jamais anodins. Ils doivent être signalés aux autorités compétentes. La protection de l’enfance est l’affaire de tous.



