Affaire Lyhanna : Le mode opératoire glaçant du suspect révélé par de nouveaux témoignages

Un harcèlement textuel progressif et insidieux
La manipulation ne s’arrêtait pas aux portes du club de sport. Elle passait aussi par un harcèlement textuel continu. Violette a subi ce flux de communication intense pendant sept longs mois. Le suspect envoyait des messages à n’importe quelle heure, le jour comme la nuit. La jeune fille détaille la transition progressive de leurs échanges : « Au début, surtout, il me parle normalement, il me demande si ça va, il me raconte sa vie un petit peu. Les semaines passent et il commence à me proposer des sorties, venir chez lui. Je réponds, mais je n’avais pas forcément envie ».
Ce schéma est classique dans les affaires de prédation sexuelle. Le manipulateur instaure d’abord une relation de confiance, puis il augmente progressivement l’intensité des échanges. Peu à peu, les questions devenaient intimes et indiscrètes. L’homme interrogeait Lisa sur ses relations amoureuses et ses fréquentations. Face à cette attitude, les adolescentes ressentaient un malaise grandissant. Malheureusement, la culpabilité et la peur bloquaient toute communication avec les adultes. Les victimes n’osaient pas donner l’alerte. Violette craignait un manque de crédibilité : « J’y ai pas pensé. Je me disais bien que c’était bizarre, mais je me suis dit que j’ai pas assez de preuves pour dire que c’est une mauvaise personne, qui me veut du mal et tout ça ».



