Affaire Lyhanna : la mère de Rosa attaque l’État pour faute lourde après des accusations de viol

Une procédure contre Gérald Darmanin devant la Cour de justice de la République
L’avocat ne s’arrête pas là. Il engage également une procédure contre Gérald Darmanin devant la Cour de justice de la République. Cette décision repose sur le rôle central du ministre. Actuellement garde des Sceaux, il a aussi dirigé le ministère de l’Intérieur pendant quatre ans. Il était donc le supérieur hiérarchique des policiers et des gendarmes impliqués dans l’affaire.
Maître Debuisson critique sévèrement l’attitude du ministre. Selon lui, le garde des Sceaux feint « d’apprendre que le système judiciaire est en faillite totale ». Cette mise en cause directe d’un membre du gouvernement souligne l’ampleur du scandale. Elle interroge sur la responsabilité politique dans la protection de l’enfance.
Le ministre au cœur des accusations
La plainte contre Gérald Darmanin repose sur un constat simple : il incarnait l’institution à plusieurs titres. En tant que ministre de l’Intérieur, il supervisait les forces de l’ordre qui ont traité le dossier. En tant que garde des Sceaux, il est garant du bon fonctionnement de la justice. Les plaignants estiment qu’il n’a pas pris la mesure de la crise.
Cette procédure rare devant la Cour de justice de la République montre le désespoir des familles. Elles ne voient plus d’autre recours que de s’attaquer directement au sommet de l’État. La question centrale demeure : comment un tel enchaînement de défaillances a-t-il pu se produire ?
Les faits : des accusations de viol ignorées pendant des mois
Pour comprendre l’indignation, il faut revenir aux faits. Le 22 août 2025, avant l’arrestation du suspect, la mère de Rosa dénonce des viols. Les faits se déroulent « entre septembre 2024 et mai 2025 au domicile » du suspect. Rosa fréquente alors régulièrement cette maison. Elle est l’amie des enfants de Jérôme Barella.
Rapidement, la fillette pose des questions au sujet du sexe. Ces interrogations alertent le conjoint d’Audrey, la mère de la collégienne. Les parents décident de questionner l’enfant. « Quand mon ex-compagnon a posé la question ‘est-ce qu’il t’a violée ?’ Ma fille a répondu ‘oui’. Je me suis écroulée », raconte-t-elle.



