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Robert Ménard demande à Emmanuel Macron de témoigner à son procès pour refus de mariage sous OQTF

Robert Ménard demande à Emmanuel Macron de témoigner à son procès pour refus de mariage sous OQTF

À quelques semaines d’une échéance judiciaire cruciale, le maire de Béziers hausse le ton et joue une carte spectaculaire. Robert Ménard, poursuivi pour avoir refusé de célébrer un mariage impliquant un ressortissant algérien sous le coup d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF), a annoncé son intention de faire appel au président de la République. L’élu, qui comparaîtra le 30 septembre devant le tribunal correctionnel de Montpellier, espère qu’Emmanuel Macron viendra répéter devant les juges les propos qu’il a tenus sur cette affaire. Une requête inédite qui pourrait transformer un procès local en débat national sur les limites du droit au mariage face aux mesures d’éloignement.

Cette annonce intervient dans un climat politique déjà tendu, où la question de l’immigration et de l’application des OQTF cristallise les tensions. Pour Robert Ménard, il ne s’agit pas simplement de sa défense personnelle, mais bien de mettre en lumière ce qu’il considère comme une contradiction profonde dans le droit français. Le chef de l’État acceptera-t-il cette invitation pour le moins inhabituelle ? La réponse pourrait bien redéfinir les contours de cette affaire déjà fortement médiatisée.

Une demande officielle adressée au sommet de l’État

Invité sur le plateau de LCI le 3 septembre, Robert Ménard a choisi la télévision nationale pour lancer son appel solennel. Le premier édile de Béziers souhaite qu’Emmanuel Macron se présente à la barre du tribunal de Montpellier afin de réitérer ses déclarations de 2025. À l’époque, le président de la République avait qualifié la situation de « ubuesque » et estimé que « le droit est mal fait », des mots que l’élu entend bien utiliser comme pièce maîtresse de sa défense.

« Je vais lui demander de venir, qu’il répète juste ce qu’il a dit », a expliqué Robert Ménard, visiblement déterminé à faire de son procès une tribune politique. Pour l’heure, aucune réponse officielle n’a filtré de l’Élysée concernant cette requête singulière. Jamais dans l’histoire récente de la Ve République un maire n’avait osé convier le chef de l’État à témoigner dans une procédure correctionnelle le concernant personnellement.

Cette stratégie audacieuse pourrait toutefois se heurter à des obstacles juridiques et protocolaires majeurs. Le président de la République ne peut être contraint de témoigner et sa présence dépendrait uniquement de son bon vouloir politique. Les spécialistes du droit constitutionnel rappellent d’ailleurs que le chef de l’État n’est pas tenu de répondre à ce type de sollicitation, même émanant d’un élu local.


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