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Double découverte de squelettes à Saint-Romain-au-Mont-d’Or : ce que l’on sait après l’identification d’un septuagénaire disparu et la troublante affaire d’un joggeur

Double découverte de squelettes à Saint-Romain-au-Mont-d’Or : ce que l’on sait après l’identification d’un septuagénaire disparu et la troublante affaire d’un joggeur

Une forêt du Rhône devient le théâtre de découvertes macabres à quelques jours d’intervalle

La quiétude boisée de Saint-Romain-au-Mont-d’Or, charmante commune résidentielle aux portes de Lyon, a été brutalement ébranlée en février 2023 par deux découvertes successives de restes humains. Ce qui devait être une promenade dominicale ou une battue de chasse s’est transformé en scène de crime potentiel, ravivant l’angoisse des familles confrontées aux disparitions inquiétantes de personnes vulnérables. Le premier squelette, mis au jour par des randonneurs le 7 février, a rapidement été relié à un homme âgé souffrant de la maladie d’Alzheimer, porté disparu depuis dix-huit mois. Moins d’une semaine plus tard, des chasseurs tombaient sur un second squelette, habillé de vêtements de sport, relançant les investigations de la gendarmerie. Si la piste accidentelle est privilégiée, ces événements soulèvent des questions profondes sur la sécurité des seniors isolés, les risques liés aux activités outdoor et l’importance d’une couverture prévoyance adaptée face à l’imprévisible.

Premier squelette : la fin tragique d’un patient Alzheimer identifié grâce à un bijou

L’alerte remonte au mardi 7 février 2023, lorsque des promeneurs signalent la présence d’ossements épars dans une zone escarpée de la forêt. Très vite, les enquêteurs de la brigade de recherches de Lyon établissent un lien avec une disparition non résolue : celle d’un homme de 78 ans, résidant à quelques kilomètres, qui avait quitté son domicile en août 2021 sans laisser de traces. Atteint de la maladie d’Alzheimer, il avait l’habitude de marcher seul, mais son état cognitif le rendait incapable de retrouver son chemin ou de demander de l’aide. Sa famille avait multiplié les signalements et les battues citoyennes, en vain. L’examen des effets personnels retrouvés près des os – un bijou gravé et des lambeaux de vêtements – a permis une identification quasi certaine avant même les résultats ADN. Ces derniers, attendus sous quinze jours, devaient confirmer ce que le cœur pressentait déjà.

Le drame illustre cruellement le risque quotidien encouru par les personnes souffrant de troubles neurodégénératifs. Selon la Fondation Recherche Alzheimer, près d’un million de Français sont diagnostiqués, et 60 % des patients s’égarent au moins une fois. Dans les zones périurbaines comme le Mont d’Or lyonnais, les sentiers naturels séduisent, mais un fossé, un dénivelé oublié ou une chute peuvent transformer une escapade en tragédie. Pour les familles, l’angoisse de la fugue est permanente. Les associations recommandent désormais des dispositifs de géolocalisation portables, souvent financés par des contrats d’assurance dépendance ou des aides publiques, qui auraient peut-être sauvé ce septuagénaire. L’absence d’un tel équipement soulève la question de l’accessibilité financière à ces technologies, et donc de l’intérêt de souscrire une assurance obsèques ou une garantie dépendance incluant une assistance proactive.


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