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Sonia Mabrouk rejoint BFM TV : Les vraies raisons de son choix après son départ de CNews

Sonia Mabrouk rejoint BFM TV : Les vraies raisons de son choix après son départ de CNews

L’été médiatique n’a pas encore commencé que le paysage audiovisuel français connaît déjà un de ses transferts les plus commentés de l’année. Après des semaines de spéculations, de rumeurs et d’attentes, Sonia Mabrouk a enfin brisé le silence. La journaliste de 49 ans, figure incontournable des matinales politiques de CNews et d’Europe 1 pendant près d’une décennie, a officiellement annoncé son départ pour BFM TV. Une décision qui, loin d’être un simple changement de chaîne, raconte une histoire de convictions, de stratégie et d’ambition.

Pour comprendre ce mouvement, il faut revenir quelques semaines en arrière. Le 6 février 2026, Sonia Mabrouk annonçait sa démission du groupe Bolloré, un départ précipité par un contexte interne tendu autour du maintien à l’antenne de Jean-Marc Morandini, malgré ses condamnations définitives. L’affaire avait créé une onde de choc dans la rédaction, et la journaliste avait choisi de ne pas rester silencieuse. Depuis, son avenir professionnel alimentait toutes les conversations. Service public ? Chaîne privée ? Retour à la radio ? Les hypothèses allaient bon train. Aujourd’hui, le suspense est levé : Sonia Mabrouk rejoint BFM TV, la chaîne d’info en continu du groupe RMC BFM, propriété de Rodolphe Saadé. Elle y prendra les commandes d’un grand rendez-vous politique dès la rentrée prochaine.

Un choix mûrement réfléchi, loin des calculs politiques

Dans un entretien accordé au Figaro, Sonia Mabrouk s’est livrée sans détour sur les motivations qui ont guidé sa décision. Loin de l’image d’une journaliste opportuniste qui sauterait sur la première offre venue, elle insiste sur la cohérence de son parcours. « J’ai choisi de rejoindre BFMTV. Je reconnais chez Rodolphe Saadé, propriétaire du groupe RMC BFM, comme chez Vincent Bolloré une ambition, une vision, une capacité à bâtir des groupes solides dans la durée », confie-t-elle. Une déclaration qui en dit long sur sa conception du métier : pour elle, un journaliste doit s’inscrire dans un projet éditorial fort, porté par des dirigeants qui ont une vision à long terme.

Cette fidélité à ses principes, elle la revendique haut et fort. Certains ont voulu voir dans son départ une réaction quasi instantanée à l’affaire Morandini. Mais Sonia Mabrouk balaie cette idée d’un revers de main. « Si j’avais voulu quitter CNews, je l’aurais fait dès l’an dernier, avec une proposition de BFMTV déjà formidable à l’époque », explique-t-elle. Autrement dit, sa décision n’a rien d’un coup de tête. Elle est le fruit d’une réflexion menée sur la durée, où la question des valeurs et de l’indépendance journalistique a pesé plus lourd que les simples opportunités de carrière. Une position qui force le respect dans un milieu où la loyauté est souvent mise à rude épreuve.

BFM TV : un nouveau défi pour une journaliste polyvalente

En rejoignant BFM TV, Sonia Mabrouk ne se contente pas de changer de chaîne. Elle s’offre un nouveau terrain de jeu, plus large, plus diversifié. La journaliste, qui a fait ses preuves dans l’interview politique musclée, se voit confier un rendez-vous politique majeur à la rentrée. Mais ses ambitions ne s’arrêtent pas là. « Je suis une journaliste polyvalente, capable d’exercer ma curiosité sur différents supports », rappelle-t-elle. Et de préciser : « Ma priorité immédiate est de m’investir pleinement à BFM TV, pas pour avoir un pied ici, un pied là. » Une manière de couper court aux rumeurs d’une dispersion qui pourrait nuire à sa crédibilité.

Pourtant, à terme, Sonia Mabrouk n’exclut pas d’explorer d’autres horizons au sein du groupe RMC BFM. Ce dernier, qui comprend également la radio RMC et l’hebdomadaire La Tribune Dimanche, offre un écosystème médiatique complet. Une opportunité rare pour une journaliste de sa trempe. « C’est une chance de pouvoir travailler dans un groupe qui mise sur la complémentarité des supports », ajoute-t-elle. Une déclaration qui résonne comme une promesse : celle d’une présence renforcée sur tous les fronts de l’actualité, du matin sur BFM TV au soir sur RMC, en passant par les pages du week-end.

Les dessous d’un départ : entre tensions et ambitions

Pour bien saisir l’ampleur de ce transfert, il faut revenir sur les circonstances du départ de Sonia Mabrouk de CNews. Pendant près de dix ans, elle a incarné l’une des voix les plus écoutées du paysage médiatique français, animant des rendez-vous politiques qui faisaient l’actualité. Mais les derniers mois ont été marqués par une atmosphère délétère au sein du groupe Bolloré. L’affaire Jean-Marc Morandini, en particulier, a créé des fractures profondes. Le maintien à l’antenne d’un animateur condamné en justice pour corruption de mineurs et harcèlement sexuel a été vécu comme une ligne rouge franchie par plusieurs journalistes de la rédaction.

Sonia Mabrouk, elle, a choisi de ne pas fermer les yeux. « Je ne peux pas travailler dans un environnement où les valeurs que je défends ne sont pas respectées », a-t-elle confié à plusieurs reprises. Son départ, annoncé le 6 février, a été perçu comme un acte fort, un signal envoyé à tout le milieu médiatique. Mais la journaliste refuse de se laisser enfermer dans ce seul récit. « Si j’avais voulu quitter CNews, je l’aurais fait dès l’an dernier », insiste-t-elle. Une manière de rappeler que sa décision n’a pas été dictée par la seule actualité, mais par une réflexion de fond sur son avenir professionnel et sur la cohérence de son parcours.

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