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Sonia Mabrouk rejoint BFM TV : Les vraies raisons de son choix après son départ de CNews

BFM TV : un nouveau défi pour une journaliste polyvalente

En rejoignant BFM TV, Sonia Mabrouk ne se contente pas de changer de chaîne. Elle s’offre un nouveau terrain de jeu, plus large, plus diversifié. La journaliste, qui a fait ses preuves dans l’interview politique musclée, se voit confier un rendez-vous politique majeur à la rentrée. Mais ses ambitions ne s’arrêtent pas là. « Je suis une journaliste polyvalente, capable d’exercer ma curiosité sur différents supports », rappelle-t-elle. Et de préciser : « Ma priorité immédiate est de m’investir pleinement à BFM TV, pas pour avoir un pied ici, un pied là. » Une manière de couper court aux rumeurs d’une dispersion qui pourrait nuire à sa crédibilité.

Pourtant, à terme, Sonia Mabrouk n’exclut pas d’explorer d’autres horizons au sein du groupe RMC BFM. Ce dernier, qui comprend également la radio RMC et l’hebdomadaire La Tribune Dimanche, offre un écosystème médiatique complet. Une opportunité rare pour une journaliste de sa trempe. « C’est une chance de pouvoir travailler dans un groupe qui mise sur la complémentarité des supports », ajoute-t-elle. Une déclaration qui résonne comme une promesse : celle d’une présence renforcée sur tous les fronts de l’actualité, du matin sur BFM TV au soir sur RMC, en passant par les pages du week-end.

Les dessous d’un départ : entre tensions et ambitions

Pour bien saisir l’ampleur de ce transfert, il faut revenir sur les circonstances du départ de Sonia Mabrouk de CNews. Pendant près de dix ans, elle a incarné l’une des voix les plus écoutées du paysage médiatique français, animant des rendez-vous politiques qui faisaient l’actualité. Mais les derniers mois ont été marqués par une atmosphère délétère au sein du groupe Bolloré. L’affaire Jean-Marc Morandini, en particulier, a créé des fractures profondes. Le maintien à l’antenne d’un animateur condamné en justice pour corruption de mineurs et harcèlement sexuel a été vécu comme une ligne rouge franchie par plusieurs journalistes de la rédaction.

Sonia Mabrouk, elle, a choisi de ne pas fermer les yeux. « Je ne peux pas travailler dans un environnement où les valeurs que je défends ne sont pas respectées », a-t-elle confié à plusieurs reprises. Son départ, annoncé le 6 février, a été perçu comme un acte fort, un signal envoyé à tout le milieu médiatique. Mais la journaliste refuse de se laisser enfermer dans ce seul récit. « Si j’avais voulu quitter CNews, je l’aurais fait dès l’an dernier », insiste-t-elle. Une manière de rappeler que sa décision n’a pas été dictée par la seule actualité, mais par une réflexion de fond sur son avenir professionnel et sur la cohérence de son parcours.


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