Après le 1er février 2026, les Français devront payer ces médicaments très populaires qui ne seront plus remboursés

Ils sont dans toutes les armoires à pharmacie. Le Gaviscon contre les brûlures d’estomac, le Spasfon pour les maux de ventre, la crème Dexeryl pour les peaux sèches, la Bétadine pour désinfecter les plaies. Des médicaments populaires, prescrits depuis des décennies et utilisés en toute confiance par des millions de Français. Pourtant, leur fin est proche. Non pas celle de leur commercialisation, mais celle de leur remboursement.
Le gouvernement prépare un décret qui pourrait changer radicalement la donne. Objectif : ne plus rembourser, ou presque, les médicaments dont le service médical rendu (SMR) est jugé insuffisant. Et ce, même pour les patients atteints d’une affection de longue durée (ALD), qui bénéficiaient jusqu’ici d’une prise en charge à 100 %.
Concrètement, cela signifie que des médicaments comme le Gaviscon, le Spasfon, le Dexeryl ou la Bétadine ne seront plus remboursés qu’à 15 % sur prescription, comme pour le reste de la population. Et les complémentaires santé ne prendront généralement pas le relais, sauf options spécifiques.
Pourquoi une telle mesure ? Parce que la France va mal. Très mal. Avec une dette qui dépasse les 3 300 milliards d’euros, soit 114 % du PIB, les pouvoirs publics cherchent des économies partout où ils peuvent. Et les dépenses de santé, qui ont atteint 325 milliards d’euros en 2023, sont dans le viseur.
Le déremboursement de ces médicaments permettrait d’économiser 90 millions d’euros par an. Une goutte d’eau dans le budget de la Sécu, mais un symbole fort de la fin d’une époque : celle où la France remboursait tout, à tout le monde, sans se poser de questions.
La Situation Budgétaire Catastrophique de la France
Avant de parler de médicaments, parlons de chiffres. Ils donnent le vertige.
Une dette record
3 300 milliards d’euros. C’est le montant de la dette publique française. 114 % du PIB. Des niveaux historiquement élevés, qui placent la France parmi les mauvais élèves de la zone euro.
Des dépenses de santé qui explosent
En 2023, la dépense courante de santé a augmenté de 3,5 % pour atteindre 325 milliards d’euros. Une progression continue, année après année, que les comptes publics ne peuvent plus supporter.
Le poids des médicaments
Dans ce total, la consommation de médicaments représente 33 milliards d’euros, soit 491 euros par habitant. Une somme considérable, qui doit être rationalisée.
L’objectif d’économies
L’Assurance Maladie doit réaliser 5,5 milliards d’euros d’économies sur son budget 2026. Un objectif colossal, qui impose des mesures douloureuses.



