Yannick Pitton, restaurateur à Lectoure, diffuse le visage d’un suspect de cambriolage après un ultimatum de 24 heures

Yannick Pitton, restaurateur à Lectoure, diffuse le visage d’un suspect de cambriolage après un ultimatum de 24 heures
L’affaire aurait pu rester un simple fait divers local. Elle est devenue en quelques jours un sujet très commenté qui interroge le rapport des commerçants à la justice. Dans le Gers, Yannick Pitton, patron de la brasserie Le Bastion à Lectoure, a été victime d’un cambriolage nocturne. Plutôt que d’attendre le résultat d’une plainte, il a publié plusieurs vidéos sur les réseaux sociaux, lancé un ultimatum de vingt-quatre heures au suspect présumé, puis dévoilé son visage et son identité. Résultat : des millions de vues, des soutiens nombreux, mais aussi de sérieuses questions sur la frontière entre exaspération légitime et justice privée. Retour sur une riposte qui pourrait coûter cher à son auteur.
Le cambriolage nocturne du Bastion à Lectoure
Les faits remontent à la nuit du 10 juin 2026. Un individu s’introduit dans la brasserie Le Bastion, un établissement situé à Lectoure, dans le Gers. Les caméras de vidéosurveillance installées dans les locaux capturent l’ensemble de la scène. Sur les images, on voit un homme parcourir plusieurs étages du commerce. Il finit par repartir avec le contenu de plusieurs caisses.
Le voleur emporte notamment les recettes du bar, celles de l’espace PMU-tabac, ainsi que les pourboires destinés aux employés. Au réveil, Yannick Pitton découvre l’effraction. En visionnant les enregistrements, il estime reconnaître l’auteur présumé du cambriolage. C’est ce moment qui va faire basculer l’affaire.
Plutôt que de se limiter au dépôt de plainte et aux démarches classiques, le patron choisit une autre voie. Ce n’est pas un cambriolage isolé. Selon les chiffres du ministère de l’Intérieur, environ 212 000 effractions ont été recensées en France en 2025. Derrière ce nombre, des commerçants qui doivent gérer les pertes, les dégâts et la peur que cela se reproduise.



