Vaccins pour seniors : ces deux nouveaux vaccins vont-ils vraiment devenir obligatoires ?

Le vaccin contre le pneumocoque : prévenir les infections graves
Le second vaccin concerne le pneumocoque, une bactérie qui vit souvent dans les voies respiratoires sans provoquer de symptômes. Pourtant, elle peut déclencher des infections graves lorsque l’organisme devient plus fragile. Une pneumonie, une méningite ou une infection généralisée figurent parmi les complications possibles.
Leur fréquence augmente fortement avec l’âge, et leurs conséquences peuvent devenir beaucoup plus sévères chez les seniors. Une pneumonie chez une personne âgée entraîne souvent une hospitalisation prolongée, une perte de force musculaire et une diminution temporaire de l’autonomie.
Depuis 2025, toutes les personnes âgées de 65 ans et plus peuvent bénéficier de cette vaccination, même sans maladie chronique associée. Une seule injection de Prevenar 20 ou de Capvaxive suffit selon les recommandations actuelles. Le vaccin peut également être administré lors de la même consultation que celui contre la grippe ou le Covid-19, ce qui facilite la démarche pour les patients.
Les données épidémiologiques montrent que la vaccination antipneumococcique réduit significativement le risque d’infections invasives. Elle contribue également à diminuer le recours aux antibiotiques, un enjeu majeur face à l’antibiorésistance croissante.
Le vaccin contre le VRS : une protection complémentaire
Le calendrier vaccinal prévoit également une protection contre le virus respiratoire syncytial, plus connu sous le nom de VRS. Ce virus provoque la bronchiolite chez les nourrissons, mais chez les personnes âgées, il peut entraîner des infections respiratoires particulièrement sévères.
Les autorités sanitaires recommandent cette vaccination aux personnes de 75 ans et plus. Les adultes âgés de 65 ans présentant une maladie respiratoire chronique ou une insuffisance cardiaque peuvent également en bénéficier.
À ce jour, cette vaccination ne profite pas du même remboursement que celles contre le zona ou le pneumocoque en pharmacie de ville. Son coût reste donc élevé pour de nombreux patients. Certaines complémentaires santé prennent néanmoins en charge une partie de la dépense, ce qui peut alléger le budget santé des seniors.



