Crash d’un Pilatus PC-6 près de Nancy : 11 victimes, le rapport du BEA privilégie une défaillance moteur

Crash d’un Pilatus PC-6 près de Nancy : 11 victimes, le rapport du BEA privilégie une défaillance moteur
Le 28 juin 2026 restera une date douloureuse pour l’aviation de loisir et le monde du parachutisme français. Ce matin-là, un appareil Pilatus PC-6 s’est écrasé quelques secondes après son décollage de l’aéroport de Tomblaine, à proximité immédiate de Nancy. Le bilan est sans appel : onze personnes ont perdu la vie, parmi lesquelles le pilote, cinq moniteurs aguerris et cinq participants à un baptême de parachutisme en tandem. Aucun survivant. Plus d’un mois après la catastrophe, le Bureau d’enquêtes et d’analyses pour la sécurité de l’aviation civile (BEA) a rendu public un rapport préliminaire qui, sans conclure définitivement, ouvre des pistes essentielles. Ce document, très attendu, éclaire les premiers instants de l’accident et oriente les investigations vers une possible défaillance moteur. Alors que les familles et la communauté aéronautique cherchent des réponses, nous avons épluché les premiers éléments disponibles pour comprendre comment un vol de routine a pu basculer en tragédie.
Retour sur le déroulement du drame à l’aéroport de Tomblaine
Ce jour-là, l’activité était intense sur le tarmac de l’aéroport de Nancy-Tomblaine. Le Pilatus PC-6, immatriculé pour des vols de parachutisme, entamait sa sixième rotation de la matinée. Les rotations précédentes s’étaient déroulées sans le moindre incident technique, ce qui rend la catastrophe encore plus incompréhensible. L’avion, chargé de ses onze occupants, a entamé sa course de décollage peu avant 10 heures. Quelques instants après avoir quitté le sol, à seulement 200 mètres de l’extrémité de la piste, il a brutalement perdu de l’altitude avant de s’écraser au sol.
Les témoins présents sur la zone, notamment d’autres parachutistes et le personnel au sol, ont immédiatement compris que quelque chose clochait. Plusieurs d’entre eux ont rapporté avoir aperçu de la fumée s’échappant de l’appareil juste après la phase de décollage. Cette fumée, noire ou grise selon les témoignages, est rapidement devenue un élément central de l’enquête. Le pilote, un professionnel expérimenté, n’a pu ni reprendre le contrôle ni tenter un atterrissage d’urgence. L’impact a été violent et n’a laissé aucune chance aux occupants.
Parmi les victimes se trouvaient cinq moniteurs parachutistes qui encadraient les tandems. Ces passionnés cumulaient des milliers de sauts à leur actif. Les cinq autres personnes étaient des novices venus vivre l’expérience unique d’un premier saut en parachute, un baptême de l’air souvent offert pour un anniversaire ou un défi personnel. Le drame a immédiatement suscité une onde de choc dans toute la région Grand Est et bien au-delà, rappelant les risques inhérents à l’aviation légère.



