Trois jeunes tués sur la D 603 en Seine-et-Marne : vitesse excessive et protoxyde d’azote au volant pointés du doigt

Le protoxyde d’azote, ce « gaz hilarant » qui tue sur la route
On le connaît sous le nom de « gaz hilarant » ou de « proto ». Utilisé en médecine comme anesthésiant, il est détourné de son usage pour ses effets euphorisants, inhalé via des ballons de baudruche. Longtemps banalisé dans les soirées étudiantes, il est aujourd’hui identifié comme un fléau sanitaire et sécuritaire.
Ce que beaucoup ignorent, c’est que le protoxyde d’azote agit en quelques secondes. Il provoque une désorientation, une perte de coordination, des troubles de la vision et une somnolence brutale. Au volant, cela équivaut à conduire les yeux bandés pendant plusieurs secondes. Les effets combinés à l’alcool ou à d’autres substances sont démultipliés.
Sur le plan de la santé, l’usage répété entraîne des neuropathies sévères, une carence en vitamine B12 et, dans les cas les plus graves, une paralysie irréversible des membres inférieurs. Les autorités sanitaires alertent régulièrement sur le fait que ce produit, facilement accessible et bon marché, crée une dépendance insidieuse chez des publics de plus en plus jeunes.



