Tristan, le chanteur de « Bonne bonne humeur ce matin », est mort à 68 ans d’un cancer foudroyant

Tristan, le chanteur de « Bonne bonne humeur ce matin », est mort à 68 ans d’un cancer foudroyant
Le monde de la chanson française est en deuil. Pascal Dequatremare, plus connu sous le seul nom de Tristan, s’est éteint le mardi 4 août dans sa ville de Pau, au lendemain de son soixante-huitième anniversaire. L’annonce, transmise par son agent artistique Stéphane Mortier, a aussitôt ravivé le souvenir d’un tube qui a traversé les décennies : « Bonne, bonne humeur ce matin ». Derrière ce refrain solaire se cachait un artiste complet, à la fois musicien, peintre et animateur, dont le parcours atypique force le respect. Son amie Anne Israël a révélé qu’il luttait contre un cancer fulgurant, une maladie qui l’a emporté en quelques semaines à peine. Alors que les hommages affluent, il est temps de revenir sur l’itinéraire d’un homme qui a mis de la couleur dans nos vies, et de se souvenir que la santé comme la prévoyance financière restent des sujets essentiels, même pour les personnalités les plus lumineuses.
Un parcours musical ébouriffant, du punk rock au succès populaire
Avant que la France entière ne fredonne « Bonne, bonne humeur ce matin », Tristan avait déjà un CV musical bien rempli. Dans les années 1970, il est l’une des figures du groupe punk rock Guilty Razors, une formation qui secoue la scène alternative avec une énergie brute. Ce premier chapitre lui permet de forger un caractère libre, loin des formats radiophoniques. Au début de la décennie suivante, il s’associe à d’autres plasticiens et musiciens pour fonder le collectif Les Musulmans fumants, un ovni artistique qui mêle performances, peinture et compositions expérimentales. L’aventure dure plusieurs années avant que le groupe ne se sépare, laissant à Pascal Dequatremare la liberté de se lancer en solo.
Et c’est en 1988 que le grand public découvre son visage grâce au single « Bonne, bonne humeur ce matin ». Le morceau, porté par une mélodie pop irrésistible et un texte qui invite à positiver dès le réveil, devient un véritable phénomène. Le clip, réalisé par un jeune Mathieu Kassovitz, met en scène l’univers décalé du chanteur et réunit déjà un certain Vincent Cassel comme figurant. Une preuve que Tristan savait s’entourer de talents émergents. Ce tube lui ouvre les portes des plateaux télé, des radios, et marque toute une génération qui, aujourd’hui encore, associe cette chanson à la douce insouciance des années 80.



