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Toulouse : un père soupçonné d’avoir secoué son nourrisson de 2 mois, le bébé lutte entre la vie et la mort

Toulouse : un père soupçonné d’avoir secoué son nourrisson de 2 mois, le bébé lutte entre la vie et la mort

La ville de Toulouse est sous le choc après l’hospitalisation en urgence absolue d’un nourrisson de deux mois, victime présumée de violentes secousses. Plongé dans un état critique, le bébé a été immédiatement pris en charge par les équipes de réanimation pédiatrique. Selon les premiers éléments de l’enquête, le père de famille aurait cédé à un accès de colère face aux pleurs incessants de l’enfant. Une information judiciaire a été ouverte par le parquet de Toulouse et le mis en cause devrait être présenté à un juge d’instruction en vue de sa mise en examen. Ce drame intime remet en lumière un fléau largement méconnu du grand public : le syndrome du bébé secoué.

Un geste de colère aux lourdes conséquences : ce que l’on sait de l’affaire

Tout a basculé dans un appartement du quartier des Minimes, lors d’une journée en apparence ordinaire. D’après les déclarations recueillies par les enquêteurs, le père, un homme d’une trentaine d’années sans antécédent judiciaire, se serait retrouvé seul avec le petit garçon. Les pleurs du nourrisson, qu’il ne parvenait pas à calmer malgré plusieurs tentatives, l’auraient plongé dans un moment d’épuisement et de frustration intense. Dans un geste irréfléchi, il aurait secoué violemment le bébé, sans mesurer immédiatement la gravité de son acte.

Constatant que l’enfant devenait anormalement mou, presque léthargique, le père aurait finalement alerté les secours. Les pompiers et le SAMU sont intervenus rapidement, constatant des signes neurologiques alarmants. Transporté au CHU de Purpan, le nourrisson a immédiatement subi une batterie d’examens révélant des lésions cérébrales typiques d’un secouement. Le pronostic vital est d’ores et déjà engagé et les médecins restent extrêmement prudents quant à d’éventuelles séquelles irréversibles.

Placé en garde à vue dans la foulée, le père aurait reconnu partiellement les faits, parlant d’un geste brusque pour tenter de faire taire l’enfant. La justice le soupçonne néanmoins d’avoir infligé des secousses suffisamment violentes pour causer un traumatisme crânien non accidentel. Une expertise pédiatrique et des auditions de l’entourage sont en cours pour faire toute la lumière sur ce drame.


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