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Tom Caunce, touriste britannique, piège les squatteurs de transats avec du poil à gratter dans un hôtel espagnol

Tom Caunce, touriste britannique, piège les squatteurs de transats avec du poil à gratter dans un hôtel espagnol

Chaque été, autour des piscines d’hôtels en Espagne, en Grèce ou en Turquie, une compétition silencieuse se joue dès l’aube. Des serviettes posées sur les chaises longues, souvent avant même le petit-déjeuner, suffisent à réserver une place pour la journée. Sauf que beaucoup de ces transats restent inoccupés pendant de longues heures, laissant les autres vacanciers sans solution. Tom Caunce, un habitant de Southport au nord-ouest de l’Angleterre, a refusé de subir cette situation une fois de plus. Lors d’un séjour en famille sur une île espagnole, il a décidé de riposter avec un procédé aussi simple que redoutable : saupoudrer du poil à gratter sur la serviette d’un squatteur, puis filmer la scène depuis son balcon. Son geste, raconté par la presse britannique, a rapidement enflammé les réseaux sociaux.

L’histoire peut faire sourire, mais elle pose une vraie question pour tous ceux qui ont déjà payé un séjour en pension complète ou en formule tout compris : comment gérer les comportements inciviques autour des équipements partagés ? Entre soutien amusé et critiques sur les limites de la farce, la mésaventure de Tom Caunce illustre un conflit bien réel du tourisme de masse.

La guerre des transats, un fléau matinal dans les hôtels avec piscine

Le phénomène est maintenant bien connu des habitués des clubs de vacances et des grandes stations balnéaires. Certains clients programment leur réveil à six heures du matin, descendent en peignoir et déposent une serviette, un livre ou une simple tong pour marquer leur territoire. Ils remontent ensuite se recoucher ou prendre leur douche, laissant derrière eux des transats désespérément vides. Pendant ce temps, les familles qui arrivent après le petit-déjeuner découvrent une piscine visuellement complète, mais pratiquement déserte.

Tom Caunce connaît bien ce scénario. Il a expliqué que de nombreux vacanciers de son entourage acceptaient de se lever à six heures uniquement pour avoir une chance de trouver un transat correct. Une situation absurde quand on pense au prix d’un séjour en hôtel, parfois assorti d’une assurance annulation ou d’un surcoût pour une chambre avec vue sur la piscine. Le décalage entre le service promis et la réalité quotidienne finit par créer une frustration profonde. Pour certains, cette frustration se transforme en stratégie d’évitement ; pour d’autres, elle débouche sur une vengeance plus ou moins élaborée.

Dans les zones touristiques de Majorque, de Tenerife ou de la Costa del Sol, plusieurs établissements ont pourtant tenté d’encadrer l’usage des transats. Certains hôtels retirent les serviettes laissées plus de trente minutes sans surveillance. D’autres distribuent des cartes de réservation avec créneau horaire. Mais dans bon nombre de structures, la règle informelle du premier arrivé reste dominante. C’est dans ce vide que s’engouffrent les clients les plus matinaux, et c’est aussi là que naissent les tensions.


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