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Tempête Harry : vagues de 7 mètres, vents à 90 km/h et précipitations records – comment se préparer au pire ce mardi

Comment bien protéger son logement et ses finances face à la tempête

Quand une tempête comme Harry menace, la sécurité des personnes passe évidemment en premier. Mais protéger son patrimoine immobilier est aussi une priorité, surtout lorsque l’on a souscrit un prêt immobilier dont le remboursement dépend de la valeur du bien. Quelques gestes simples permettent d’éviter des dommages coûteux et des journées de stress administratif.

Assurance habitation : êtes-vous vraiment couvert contre les tempêtes ?

La plupart des contrats d’assurance habitation incluent une garantie « tempête », mais tous ne se valent pas. Les conditions de mise en jeu de cette garantie exigent souvent que le vent dépasse un certain seuil (généralement 80 km/h dans les stations météo alentour) ou que la toiture ait été endommagée par l’action directe de la bourrasque. Avec des rafales mesurées à 90 km/h, le seuil sera probablement atteint dans de nombreuses communes, mais il faudra déclarer le sinistre dans les cinq jours ouvrés et fournir des preuves (photos, témoignages).

Attention également aux franchises : en cas de catastrophe naturelle, une franchise légale s’applique, souvent 380 euros pour les habitations, mais certaines compagnies la modulent. Si vous habitez une zone régulièrement touchée par les inondations, vérifiez que votre contrat ne comporte pas de clause d’exclusion pour les résidences secondaires ou les logements en rez-de-chaussée. N’attendez pas la fin de l’alerte pour relire votre police : un simple appel à votre courtier peut vous éviter de mauvaises surprises.

Immobilier et risques climatiques : un nouvel enjeu pour les propriétaires

La multiplication des tempêtes méditerranéennes modifie la donne pour quiconque investit dans l’immobilier sur le pourtour méditerranéen. Avant d’acheter, les banques exigent de plus en plus souvent une évaluation des risques naturels dans le cadre du dossier de crédit immobilier. Un bien situé en zone inondable peut se voir refuser un financement ou se voir infliger des primes d’assurance emprunteur majorées. Et pour cause : les dommages répétés dus aux tempêtes finissent par peser sur la valeur vénale du logement.

Pour les propriétaires bailleurs, c’est aussi l’occasion de renforcer la protection locative. Un logement rendu inhabitable pendant plusieurs mois après une inondation signifie une perte de loyers. Les assurances « loyers impayés » couvrent rarement cette situation, à moins d’une garantie spécifique. Certains dispositifs de protection juridique peuvent aider à négocier une indemnisation avec l’assureur. L’essentiel est de ne pas rester passif : avant la tempête, déplacez les meubles de valeur en étage, surélevez les appareils électroménagers et stockez les documents importants (titres de propriété, contrats) dans un endroit hors d’eau.


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