Sept ans après la mort de Farid Zidane, son neveu Enzo lui rend un hommage poignant : “Tu nous manques, tonton”

Farid Zidane, pilier discret de la famille et de La Castellane
Pour bien comprendre l’émotion suscitée par ce nouvel hommage, il faut se pencher sur le parcours de Farid Zidane. Né en 1965 à Marseille, il était le deuxième des cinq enfants de la famille, après Madjid et avant Nourredine, Zinédine et Lila. La famille, originaire de Kabylie en Algérie, s’était installée dans la cité de La Castellane, un quartier populaire de la cité phocéenne qui a vu grandir tous les frères Zidane.
Farid n’a jamais connu la lumière des projecteurs comme son cadet, mais son rôle dans l’ombre a été tout aussi essentiel. Après une jeunesse sportive où il s’adonne au judo et au football, il s’oriente vers une carrière d’agent de sécurité. Mais c’est surtout dans la gestion des affaires familiales qu’il s’investit pleinement. Il participe activement au développement de Zidane Diffusion, la structure créée pour gérer l’image et les contrats de Zinédine, puis s’implique dans les complexes sportifs Z5. Ces centres, pensés pour offrir des infrastructures de qualité aux jeunes des quartiers, portaient une partie de sa vision.
Au-delà de ses responsabilités professionnelles, Farid était profondément investi dans sa communauté. Dans le quartier de La Castellane, il était connu et respecté. Il encourageait les jeunes à pratiquer un sport, tout en insistant sur l’importance de la réussite scolaire. Son engagement discret mais constant faisait de lui une figure rassurante et bienveillante, un trait de caractère que sa famille n’a cessé de souligner après sa mort.
Un frère, un guide : la relation unique entre Zinédine et Farid
La disparition de Farid a profondément affecté Zinédine Zidane. En juillet 2019, au moment de l’annonce de la maladie et du décès, l’entraîneur du Real Madrid avait immédiatement quitté le stage de pré-saison de son équipe pour rejoindre sa famille à Marseille. Ce geste, sans hésitation, montrait l’urgence et la priorité absolue qu’il accordait aux siens.
Quelques jours après les funérailles, « Zizou » avait brisé le silence sur les réseaux sociaux. Dans un message poignant, il écrivait notamment : « Tu m’as toujours montré le chemin ». Quelques mots simples qui résument une vie d’admiration et de complicité. L’ancien meneur de jeu avait également salué un homme « qui aimait profondément les autres », ajoutant « Je suis tellement fier de toi ». Des paroles lourdes de sens, qui révèlent le rôle de guide que Farid avait joué auprès de son frère cadet.
Cette relation fraternelle, faite de respect mutuel et de soutien indéfectible, est souvent citée par les proches comme l’une des clés de l’équilibre de Zinédine Zidane. Dans un univers où la pression médiatique et sportive est constante, pouvoir compter sur une famille unie et des racines solides a sans doute aidé le champion du monde 1998 à garder la tête froide et à se concentrer sur l’essentiel.



