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Ségolène Royal saisit l’Arcom et attaque Hollande, Cazeneuve et Glucksmann avant la primaire de gauche

Ségolène Royal saisit l’Arcom et attaque Hollande, Cazeneuve et Glucksmann avant la primaire de gauche

À 73 ans, Ségolène Royal ne compte pas se laisser voler la vedette. Dans un portrait publié le 21 septembre par Le Figaro, l’ancienne candidate à la présidentielle de 2007 annonce avoir saisi l’Arcom, le régulateur de l’audiovisuel, pour dénoncer le déséquilibre des temps de parole accordés aux prétendants à la primaire de la gauche. Et elle ne prend pas de gants : François Hollande, Bernard Cazeneuve et Raphaël Glucksmann sont tour à tour épinglés dans cet entretien au vitriol.

La séquence n’est pas anodine. À trois ans d’une échéance présidentielle qui s’annonce disputée, la gauche cherche encore sa figure d’union, et les médias jouent déjà un rôle de filtre redoutable. Celui ou celle qui occupe l’antenne occupe le terrain. Ségolène Royal en a fait les frais, et elle l’assume : elle veut que la règle du jeu soit la même pour tous. Cette sortie médiatique marque une nouvelle étape dans une guerre de positionnement qui, sous couvert de débat démocratique, ressemble surtout à un règlement de comptes familial et politique.

Une saisine de l’Arcom pour « vol de temps de parole »

C’est la mesure qui a retenu l’attention. Ségolène Royal a officiellement saisi l’Arcom pour contester la place accordée à ses rivaux dans les médias audiovisuels. L’ancienne ministre de l’Environnement vise en particulier François Hollande, son ex-compagnon et père de ses quatre enfants, dont les interventions répétées sur la primaire l’exaspèrent.

Le raisonnement est simple : si un ancien président de la République dispose d’un accès quasi permanent aux plateaux, les autres candidats déclarés ou potentiels se retrouvent mécaniquement privés de visibilité. Or, dans un système où le temps de parole est régulé, cette asymétrie pose question. L’Arcom, gardienne du pluralisme, devra trancher : y a-t-il réellement rupture d’égalité, ou simple effet de notoriété ?

Pour Royal, la réponse ne fait aucun doute. Elle dénonce un « vol de temps de parole » qui fausse le débat avant même qu’il ne commence. Un argument qui résonne d’autant plus qu’il touche à une réalité mesurable : les apparitions médiatiques se comptent, se chronomètrent, et alimentent des rapports officiels que les rédactions connaissent bien.


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