INSOLITE

Se marier après 60 ans : les 4 avantages insoupçonnés qui vont vous convaincre de passer devant le maire

Il n’est jamais trop tard pour bien faire. Se marier à l’heure de la retraite, après de longues années de vie commune, présente encore de nombreux avantages dont il serait dommage de se priver.

Beaucoup de couples qui ont vécu ensemble pendant des décennies sans officialiser leur union pensent que le mariage n’a plus d’intérêt à leur âge. C’est une erreur. Sur les plans juridique, fiscal et successoral, passer devant le maire après 60 ans peut tout changer.

Héritage, pension de réversion, logement, impôts… Les bénéfices sont nombreux et concrets. Ils assurent une protection à celui ou celle qui restera, évitent des situations dramatiques, et permettent de mieux organiser sa succession.

Dans cet article, nous détaillons les quatre avantages majeurs du mariage à la retraite. De quoi vous convaincre, si ce n’est déjà fait, de franchir le pas.

1. Hériter l’un de l’autre : le premier des avantages

Le vide juridique du concubinage

Si vous n’êtes pas marié, quelle que soit la longévité de votre union, et même si vous avez eu des enfants ensemble, votre compagne ou votre compagnon de toujours n’aura droit à rien à votre décès.

C’est la dure réalité du concubinage. Aux yeux de la loi, vous êtes deux étrangers. Sans testament rédigé en sa faveur, votre conjoint de fait n’hérite de rien.

Le piège des droits de succession

Et si vous n’êtes ni pacsé, ni marié, et que vous avez pris soin de rédiger un testament, votre compagnon devra payer des droits de succession sur ce que vous lui léguerez. Ces droits seront calculés au taux prohibitif applicable aux personnes sans lien de parenté : 60 % .

Imaginez : vous laissez 100 000 euros à la personne qui a partagé votre vie pendant 30 ans. L’État en prélèvera 60 000. Il ne lui restera que 40 000 euros. Une situation profondément injuste, mais légale.

La solution du mariage

Le mariage change tout. Il permet au survivant d’être exonéré de tout droit de succession, quelle que soit la part qu’il recueillera au décès du premier.

De plus, en vous mariant, vous devenez automatiquement héritiers l’un de l’autre. Pas besoin de testament, pas de formalités supplémentaires.

Les droits du conjoint survivant

En l’absence d’enfants nés d’une autre union, cette part correspond :

  • Au quart de la succession en pleine propriété

  • Ou à la totalité en usufruit (vos enfants recueillant les trois quarts en pleine propriété ou la totalité en nue-propriété, selon l’option exercée par le survivant)

Si vous n’avez pas d’enfants, ni de petits-enfants et que vos parents ne sont plus en vie, le survivant héritera automatiquement de la totalité de votre succession.

Des outils supplémentaires pour protéger le survivant

Le mariage ouvre droit à des dispositifs qui n’existent ni pour les pacsé ni pour les concubins :

  • La donation au dernier vivant : elle permet d’augmenter la part du conjoint survivant dans la succession

  • Les avantages matrimoniaux : via le choix d’un régime matrimonial sur mesure, vous pouvez organiser la protection du survivant avec une grande souplesse

Le mariage vous offre même la possibilité de laisser davantage à votre conjoint grâce à la “quotité disponible spéciale entre époux”, plus large que la quotité disponible ordinaire.

2. Profiter du logement commun jusqu’à la fin de sa vie

Un droit temporaire d’un an

Autre intérêt majeur du mariage : au décès du premier des deux époux, le survivant peut rester gratuitement dans le logement pendant un an.

Peu importe que vous en soyez propriétaire ou locataire. Si vous êtes locataire, le loyer sera à la charge de la succession pendant cette période.

Ce droit est automatique. Il permet au conjoint survivant de ne pas avoir à quitter précipitamment son domicile dans les semaines qui suivent le décès.

Un droit viager pour les propriétaires

Passé ce délai, si vous êtes propriétaire de votre logement, le conjoint survivant pourra demander à y habiter jusqu’à la fin de sa vie, même s’il s’agit d’un bien propre du défunt.

C’est un droit d’habitation viager, qui garantit au survivant de pouvoir rester dans son environnement familier, entouré de ses souvenirs, jusqu’à son propre décès.

Une sécurité inestimable

Pour une personne âgée qui perd son conjoint, la perspective de devoir quitter son logement s’ajoute à la douleur du deuil. Le mariage évite cette épreuve supplémentaire.

3. Percevoir une pension de réversion

Le principe de la réversion

Si vous n’êtes pas marié, le versement de la pension de retraite de votre compagnon ou de votre compagne s’arrêtera à son décès. Point final. Pas de réversion possible.

Seul le mariage peut vous permettre de percevoir une pension de réversion, c’est-à-dire de recevoir une partie de la retraite que touchait votre conjoint décédé (50 %, 54 % ou 60 % selon le régime).

Des conditions avantageuses

Aucune condition de durée de mariage n’est exigée pour en bénéficier, dans les régimes de base comme dans les régimes complémentaires du privé.

En clair, vous avez les mêmes droits que si vous aviez été marié toute votre vie ou uniquement quelques années (bien entendu, votre compagne ou compagnon n’a jamais été marié auparavant).

Une exception pour les fonctionnaires

Attention toutefois si l’un de vous deux est fonctionnaire. Les règles sont un peu différentes :

  • Si vous n’avez pas eu d’enfants ensemble, votre mariage doit avoir duré quatre ans pour que le survivant ait droit à une pension de réversion de la fonction publique.

  • À défaut, il faut que, depuis la date de votre mariage, votre conjoint ait accompli au moins deux ans de service avant de partir en retraite, pour que vous puissiez prétendre à une pension de réversion.

1 2Next page

Related Articles

Back to top button