Sabrina Guinness, premier amour de Charles III, est morte à 75 ans : retour sur une romance royale oubliée

À l’époque, la presse à scandale britannique s’en donne à cœur joie. On prête au prince une série de conquêtes, mais Sabrina occupe une place à part. Certains proches du palais évoquent même une possible demande en mariage. L’histoire ne se fera pas. Les raisons ? Un mélange de pressions familiales, de considérations dynastiques et, selon certaines sources, une certaine réticence de la Couronne à voir un héritier s’unir à une figure aussi libre et moderne.
Pourquoi Sabrina Guinness n’est jamais devenue princesse de Galles
L’échec de cette relation n’a rien d’anecdotique. Il illustre parfaitement les contraintes qui pèsent sur un héritier du trône. Dans les années 1970, épouser la « bonne personne » relève autant d’un choix personnel que d’une décision institutionnelle. La monarchie britannique, encore marquée par l’abdication d’Édouard VIII en 1936, se méfie des unions jugées risquées.
Sabrina Guinness, bien qu’issue de la haute société, ne correspondait pas au profil que l’on attendait pour une future reine. Trop indépendante, trop médiatisée peut-être, et surtout issue d’un milieu où les affaires et les scandales côtoient parfois la noblesse. Le palais, soucieux de son image, préférait un profil plus consensuel. Ce sera finalement Diana Spencer, jeune, discrète et vierge aux yeux de l’opinion, qui endossera le rôle.
Cette décision, prise dans l’ombre des conseillers royaux, a nourri chez Charles une frustration profonde. Plusieurs ouvrages consacrés à la famille royale décrivent un prince déchiré entre ses sentiments et son devoir. La suite de l’histoire — un mariage malheureux avec Diana, une relation clandestine avec Camilla, puis un divorce retentissant — montre à quel point ces arrangements dynastiques peuvent avoir des conséquences durables.
Une vie discrète loin des projecteurs
Après sa rupture avec Charles, Sabrina Guinness a poursuivi sa route sans jamais chercher à monnayer sa notoriété. Elle s’est mariée, a fondé une famille et a mené une existence relativement paisible, loin du tumulte médiatique qui entoure la monarchie. Ses trois fils, Tom, Billy et Henry, étaient présents à son chevet lors de ses derniers instants.
Une cérémonie d’hommage devrait se tenir en novembre dans son église paroissiale, située dans les Cotswolds, cette région vallonnée de l’ouest de l’Angleterre où elle s’était installée. Ce choix d’un adieu intime, sans grand apparat, résume assez bien la femme qu’elle était : attachée à sa liberté, peu encline aux mondanités excessives.
La réaction de Charles III et le poids des souvenirs
Si le palais de Buckingham n’a pas officiellement commenté la disparition de Sabrina Guinness, plusieurs médias britanniques évoquent une réelle tristesse du monarque. À 75 ans, Charles III traverse une période personnelle difficile : le décès de sa mère Elizabeth II en 2022, les tensions persistantes avec son fils Harry, et maintenant la perte de celle qui fut, selon ses proches, sa première véritable « âme sœur ».
Cette disparition résonne d’autant plus qu’elle intervient dans un contexte où la monarchie britannique cherche à se réinventer. Entre les questions sur la santé du roi, les débats sur l’avenir de la Couronne et les critiques sur le coût de la famille royale, Charles doit composer avec une pression constante. Le décès de Sabrina rappelle que, derrière l’institution, il y a un homme avec son histoire personnelle, ses regrets et ses souvenirs enfouis.



