Retraite 2026 : le décret qui fait exploser la facture d’aide à domicile des 70-79 ans

Un objectif d’économie clairement affiché
Du côté des pouvoirs publics, la logique est assumée : il s’agit de réduire le coût des exonérations pour les finances publiques. L’économie attendue pour l’État serait d’environ 100 millions d’euros. Cette approche s’inscrit dans un mouvement plus large de maîtrise des dépenses sociales, avec l’idée de concentrer les aides sur les personnes jugées les plus dépendantes.
Mais elle soulève une question de fond : à partir de quel âge une personne est-elle réellement considérée comme ayant besoin d’aide ? Le débat autour du seuil de 80 ans prend ici tout son sens, car l’âge n’est qu’un critère parmi d’autres. Deux personnes du même âge peuvent avoir des niveaux d’autonomie radicalement différents.
Qui est concerné et qui garde ses droits ?
Bonne nouvelle pour certains foyers : le relèvement du seuil d’âge ne signifie pas que tous les moins de 80 ans perdent automatiquement toute exonération. Certaines catégories restent éligibles au dispositif, notamment les personnes bénéficiant de prestations liées à la perte d’autonomie ou au handicap.
Sont notamment concernés, selon leur situation et les conditions prévues par les textes :
- Les bénéficiaires de l’Allocation personnalisée d’autonomie (APA)
- Les personnes percevant la Prestation de compensation du handicap (PCH)
- D’autres situations spécifiques définies par la réglementation en vigueur
Autrement dit, l’âge n’est pas le seul critère. Le niveau d’autonomie et les prestations perçues entrent également en ligne de compte. Avant de modifier un contrat ou de réduire les heures d’intervention, mieux vaut donc vérifier précisément ses droits auprès des organismes compétents.
Une règle spécifique pour les couples
Le texte prévoit une disposition intéressante pour les couples employeurs. Pour bénéficier de l’exonération liée à l’âge, il suffit que l’un des deux conjoints atteigne le seuil de 80 ans. Cette souplesse évite qu’un couple soit exclu du dispositif simplement parce que l’un des partenaires est légèrement plus jeune. Un détail qui peut peser lourd dans la balance pour les foyers concernés.



