Retraite 2026 : Ce Seuil de Pension Vous Classe Parmi les Plus Modestes, Selon la DREES

Comment ce seuil est-il calculé ?
La DREES s’appuie sur l’ensemble des régimes de retraite de base et complémentaires. Le seuil de pauvreté est généralement fixé à 60 % du revenu médian de la population. Pour un retraité seul, cela représente un revenu disponible inférieur à environ 1 200 euros par mois. Les pensions inférieures à 1 757 euros bruts ne sont pas toutes “modestes”, mais celles qui s’en éloignent significativement le deviennent.
Pourquoi les Pensions Varient-elles Autant ? Les 4 Profils Types
Les écarts de pension ne sont pas le fruit du hasard. Ils résultent de règles de calcul propres à chaque statut professionnel. Voici les quatre grandes catégories identifiées par la DREES, qui expliquent pourquoi deux carrières de durée égale peuvent aboutir à des retraites très différentes.
1. Les Fonctionnaires : Les Mieux Lotis
Les agents de la fonction publique d’État perçoivent en moyenne 2 400 euros bruts par mois. Leur pension est calculée sur les six derniers mois de traitement, ce qui inclut souvent des primes et des échelons élevés. Ce mode de calcul avantage ceux qui ont terminé leur carrière à un haut niveau de rémunération.
2. Les Salariés du Privé : Une Réalité Plus Dure
Avec une pension moyenne de seulement 1 370 euros bruts mensuels, les anciens salariés du secteur privé sont les plus exposés à la modestie. Le calcul repose sur les 25 meilleures années de carrière. Pour ceux qui ont connu des périodes de chômage, des temps partiels ou des salaires modestes, le résultat est mécaniquement faible.
3. Les Professions Libérales : Une Moyenne Trompeuse
Les indépendants et professions libérales affichent une moyenne de 1 450 euros bruts. Ce chiffre cache une forte hétérogénéité : certains touchent des pensions très confortables, tandis que d’autres, avec des revenus d’activité irréguliers, se retrouvent avec des retraites minimales.
4. Les Régimes Spéciaux : Un Héritage Protecteur
Les anciens employés de la SNCF, de la RATP ou d’EDF bénéficient de pensions moyennes autour de 1 940 euros bruts. Ces régimes, souvent plus favorables, expliquent une partie des inégalités historiques du système français.



