Retour de la chaleur en septembre : un anticyclone pourrait faire grimper le mercure jusqu’à 40°C

Le Sud-Ouest en première ligne avant une possible extension
La Nouvelle-Aquitaine et l’Occitanie apparaissent clairement comme les zones les plus exposées à cette remontée chaude. Leur position géographique les place en première ligne face à l’arrivée d’air chaud en provenance de la péninsule Ibérique. C’est un classique de la météo française : lorsque l’Espagne cuit, le Sud-Ouest est souvent le premier à en ressentir les effets.
Ensuite, la chaleur pourrait progresser vers le nord et l’est du territoire. Les températures y seraient probablement moins extrêmes, mais elles pourraient tout de même rester largement supérieures aux normales de saison pour un début septembre. Les tendances à plus longue échéance maintiennent d’ailleurs un signal chaud pour une partie du mois. La période du 7 au 13 septembre pourrait encore afficher des températures élevées, avec une moitié sud particulièrement concernée.
Cette situation rappelle qu’un épisode très chaud en septembre n’a rien d’exceptionnel. En 2023, la France avait connu une vague de chaleur remarquable au début du mois, qui avait concerné une grande partie du territoire. Les automnes doux et ensoleillés sont d’ailleurs de plus en plus fréquents, un signe supplémentaire du dérèglement climatique en cours.
Quelle différence entre simple épisode chaud et canicule ?
Avant de parler de canicule, les météorologues appliquent des critères stricts. Pour employer ce terme, ils doivent observer une durée et une intensité suffisantes, avec des températures élevées aussi bien le jour que la nuit. Les seuils varient également selon les départements, car chaque territoire possède ses propres références climatiques.
Or, un élément joue en défaveur d’une canicule durable : les nuits deviennent progressivement plus longues au début de l’automne. Elles peuvent donc apporter davantage de fraîcheur et compliquer l’installation durable d’un tel épisode. Si les journées peuvent être brûlantes, les températures nocturnes pourraient redescendre plus facilement qu’en plein été, limitant ainsi l’accumulation de chaleur.



