Renaud et Romane Serda : histoire d’un couple rock’n’roll de six ans de mariage et un fils, Malone

Une renaissance artistique à deux
Porté par cet amour, Renaud reprend goût à la vie et se remet à écrire. Le couple avance main dans la main, sur le plan personnel comme professionnel. En 2004, Romane Serda publie son premier album éponyme, produit par son compagnon. Le disque rencontre un vrai succès public et décroche même une nomination aux Victoires de la musique dans la catégorie « album révélation de l’année ». Trois ans plus tard, un deuxième opus voit le jour, composé par Maurane mais écrit et produit par Renaud. Tout semble leur sourire.
Le 5 août 2005, les deux artistes se marient à la mairie de Châteauneuf-de-Bordette, dans la Drôme. Une cérémonie intime, réunissant une centaine de personnes, comme le rapporte un habitant du village. L’année suivante, Romane Serda donne naissance à leur fils, un petit garçon prénommé Malone. Un torrent d’amour pour le chanteur et son épouse, qui confiait en 2020, à l’occasion de la parution de son autobiographie : « Mon fils, c’est ma plus belle rencontre. » Renaud, réputé peu démonstratif, n’en est pas moins comblé par cette paternité tardive.
Quand le bonheur bascule
Mais l’euphorie ne dure pas. Malgré la naissance de Malone, l’artiste retombe dans ses travers. Le couple commence à battre de l’aile. Par amour, Romane Serda patiente, serre les dents, encaisse. La situation devient pourtant invivable, et elle fait les frais des sautes d’humeur de son mari. « Il pouvait me dire devant tout le monde : “Me fais pas chier. C’est pas une gamine qui va dicter ma loi.” Ça pouvait être humiliant », confiait-elle des années plus tard.
Peu à peu, l’amour s’effrite pour laisser place à la souffrance. « J’ai mis beaucoup de temps. J’ai essayé de recoller les morceaux. Je n’arrivais plus à être le pilier. Je n’avais plus la force. Ces attentes déçues, cela faisait trop souffrir », explique-t-elle. Pour se protéger, elle décide de prendre de la distance : « J’ai décidé de ne plus m’impliquer, de ne plus essayer de jouer les sauveurs, de ne plus tenter de tenir la barre. Alors j’ai commencé à dresser une muraille pour ne plus être affectée. »



