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Radars nouvelle génération : 3 infractions détectées dès 2026 – Ce qui change pour les conducteurs

Non-respect des distances de sécurité

La mesure de l’intervalle entre deux véhicules devient automatisée. Le radar calcule la distance en fonction de la vitesse et du temps de réaction. Si elle est inférieure à la norme (deux secondes sur autoroute, une seconde en agglomération), une contravention est dressée. Là encore, 135 euros et trois points. Cette infraction est particulièrement dangereuse sur autoroute, où les carambolages sont souvent liés à un suivi trop rapproché.

Ces trois infractions peuvent être relevées simultanément lors d’un même contrôle. Un conducteur surpris au téléphone, sans ceinture et trop proche du véhicule qui le précède risque ainsi jusqu’à 405 euros d’amende et neuf points de retrait. Le cumul est l’un des changements majeurs annoncés par la Sécurité routière.

2. Comment fonctionne cette technologie de pointe ?

Le cœur de ces nouveaux radars repose sur une caméra vidéo haute définition couplée à un système d’intelligence artificielle embarqué. Les images captées sont analysées en moins d’une seconde par un logiciel de reconnaissance visuelle. Ce dernier a été entraîné sur des milliers de scénarios de conduite pour identifier avec précision les gestes, les objets et les distances.

Contrairement aux radars classiques qui se contentent de mesurer une vitesse, cet équipement est capable de traiter plusieurs flux d’information simultanément. Il distingue un téléphone d’une bouteille d’eau, repère la ceinture même portée sous un vêtement, et calcule la distance inter-véhicules avec une marge d’erreur inférieure à 5 %. Cette technologie logicielle s’apparente à des solutions SaaS déployées dans le domaine de la vidéosurveillance urbaine, mais adaptée ici à la sécurité routière.

Les autorités ont investi 46 millions d’euros pour financer le déploiement progressif de ces appareils entre 2026 et 2030. Une partie de cette enveloppe servira également à remplacer les radars vandalisés et à augmenter le parc de 4 000 à 4 160 unités. L’objectif est de couvrir les axes les plus accidentogènes, mais aussi de créer un effet dissuasif sur l’ensemble du réseau.


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