Quel groupe sanguin réduit vraiment les risques de cancer ? Voici ce que la science révèle
Le groupe sanguin O : le grand protégé face au cancer ?
Plusieurs études épidémiologiques de grande envergure convergent vers une même conclusion : les personnes du groupe O semblent bénéficier d’un risque global de cancer légèrement inférieur à celui des autres groupes. Une méta-analyse publiée dans Cancer Epidemiology, Biomarkers & Prevention a suivi plus de 100 000 participants pendant plusieurs décennies. Résultat : le groupe O présentait un risque réduit de 12 % pour certains cancers digestifs, notamment le cancer du pancréas et de l’estomac.
Comment expliquer cette protection ? Les chercheurs avancent plusieurs hypothèses. D’abord, les antigènes du groupe O pourraient limiter l’inflammation chronique, un terreau fertile pour le développement tumoral. Ensuite, les personnes de groupe O ont tendance à avoir un taux de facteur von Willebrand plus bas, ce qui pourrait réduire la capacité des cellules cancéreuses à migrer et à former des métastases.
Attention, cela ne signifie pas que le groupe O est immunisé contre le cancer. Loin de là. Mais statistiquement, les porteurs de ce groupe partent avec un léger avantage. Un argument de plus pour adopter une prévention renforcée si vous êtes du groupe A, B ou AB.
Les groupes A, B et AB : des risques différenciés selon les cancers
Si le groupe O semble mieux loti, les autres groupes ne sont pas tous logés à la même enseigne. Le groupe A, par exemple, est associé à un risque accru de cancer de l’estomac. Une étude japonaise a montré que les personnes du groupe A avaient 20 % de chances supplémentaires de développer cette maladie par rapport au groupe O. La raison ? Une plus grande sensibilité à l’infection par Helicobacter pylori, une bactérie classée comme cancérogène par l’OMS.
Le groupe B, quant à lui, est souvent lié à un risque plus élevé de cancer du pancréas et de la vessie. Les mécanismes exacts restent à préciser, mais les antigènes B pourraient influencer la façon dont les toxines sont métabolisées et éliminées par l’organisme.
Enfin, le groupe AB, le plus rare, cumule les caractéristiques des groupes A et B. Cela pourrait expliquer pourquoi certaines études le placent en tête des risques pour le cancer colorectal. Heureusement, ce groupe ne concerne qu’environ 4 % de la population.



