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Punaise triatomine : comment la reconnaître et que faire si vous en trouvez une chez vous

Pourquoi faut-il s’en inquiéter ?

Un vecteur de maladies

La punaise triatomine est principalement connue comme vectrice de la maladie de Chagas (trypanosomiase américaine). Ce parasite (Trypanosoma cruzi) se transmet par les déjections de l’insecte, qui contaminent la peau (souvent au niveau d’une piqûre ou d’une muqueuse) ou les muqueuses.

La maladie de Chagas présente deux phases :

  • Phase aiguë : fièvre, fatigue, maux de tête, gonflement local (souvent asymptomatique)

  • Phase chronique (10-20 ans après) : atteinte cardiaque (insuffisance cardiaque) ou digestive (mégacôlon, méga-œsophage)

Attention : la transmission n’est pas immédiate. L’insecte ne transmet pas le parasite par sa piqûre, mais par ses déjections. Le risque est réel, surtout dans les zones d’endémie (en Amérique latine), mais des cas importés existent en Europe, notamment en France (sud de la France, en Corse).

Une présence en France ?

Traditionnellement présente en Amérique latine, la punaise triatomine a été observée dans plusieurs pays méditerranéens, dont le sud de la France, l’Espagne, l’Italie et la Grèce. Les changements climatiques et l’augmentation des échanges internationaux favorisent sa dissémination.

Si vous vivez dans une région chaude (Provence-Alpes-Côte d’Azur, Occitanie, Corse) ou si vous avez voyagé en zone à risque, soyez particulièrement vigilant.

Que faire si vous en trouvez une chez vous ?

Ne pas l’écraser à mains nues

Le premier réflexe est de ne pas l’écraser ni la toucher à mains nues. Les déjections peuvent être contaminantes. Si vous l’écrasez, vous risquez de projeter des matières infectieuses sur votre peau ou vos muqueuses.

Utilisez un récipient, comme un bocal ou une boîte, pour la capturer délicatement sans l’écraser. Glissez un carton ou une feuille sous l’insecte pour le faire tomber dans le contenant. Refermez hermétiquement.

Contacter un professionnel

Ensuite, il est conseillé de contacter un professionnel de la désinsectisation ou un service spécialisé (Agence Régionale de Santé, service vétérinaire ou entomologiste) qui pourra identifier l’insecte et vérifier s’il y en a d’autres dans la maison.

À qui s’adresser ?

  • ARS : signalement d’un insecte suspect (recommandé pour la surveillance épidémiologique)

  • Mairie : service hygiène et santé

  • Entreprise de désinsectisation : inspection et traitement si nécessaire

Gardez l’insecte capturé dans un bocal (au réfrigérateur, pas au congélateur) pour qu’il puisse être identifié.


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