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Présidentielle 2027 : Le Sondage Qui Place Bardella en Tête (Et Révèle le Seul Qui Peut le Battre)

La machine électorale est déjà en marche. À deux ans du premier tour de la présidentielle de 2027, les états-majors politiques planchent, les stratèges échafaudent, les sondeurs auscultent. Et le premier grand rendez-vous avec les chiffres vient de tomber.

Le dernier sondage Ifop réalisé pour l’institut Hexagones est une bombe à fragmentation politique. Plus de 10 000 personnes interrogées, des configurations de premier tour variées, des duels de second tour testés méthodiquement. Le verdict est sans appel : Jordan Bardella, le jeune président du Rassemblement national, est en position de force pour accéder au second tour. Avec des intentions de vote oscillant entre 32 et 35 % au premier tour, il distance largement ses concurrents potentiels.

Mais le même sondage révèle aussi le talon d’Achille du RN. Car au second tour, face à un adversaire précis, Bardella perd de sa superbe. Cet adversaire, c’est Édouard Philippe. L’ancien Premier ministre d’Emmanuel Macron, président du parti Horizons, est le seul candidat testé qui fait jeu égal avec le leader RN : 50 % des voix chacun. Un score de duel qui contraste avec les défaites annoncées de Gabriel Attal, Bruno Retailleau ou Jean-Luc Mélenchon face à Bardella.

Ce sondage dessine les contours de la prochaine élection présidentielle. Il confirme la puissance électorale du RN, même après les condamnations de Marine Le Pen. Il met en lumière la nécessité pour le centre-droit de s’unir derrière un candidat unique. Et il plonge la gauche dans une inquiétude profonde, incapable de placer un seul de ses représentants en position de se qualifier pour le second tour.

Décryptage chiffre par chiffre, scénario par scénario, de ce qui pourrait bien être la matrice du prochain combat pour l’Élysée.

Bardella en Tête : 32-35 % au Premier Tour, le RN Plus Fort Que Jamais

Commençons par le constat le plus frappant : la puissance électorale du Rassemblement national.

Des scores massifs
Que ce soit Jordan Bardella ou Marine Le Pen qui soit candidat, le RN obtient des intentions de vote comprises entre 32 et 35 % au premier tour. Des niveaux historiques pour ce parti, qui confirment sa transformation en première force politique du pays.

L’effet Bardella
Le jeune président du RN semble même apporter une plus-value par rapport à sa marraine. Son image plus moderne, plus lisse, moins clivante attire au-delà du noyau dur frontiste.

Après les condamnations
Ces chiffres sont d’autant plus significatifs qu’ils interviennent après les récentes condamnations de Marine Le Pen dans l’affaire des assistants parlementaires. L’électorat RN ne semble pas affecté par ces déboires judiciaires.

Une réserve de voix
Attention toutefois : 28 % des personnes interrogées ne formulent aucune intention de vote dans ces configurations. La marge de progression existe, mais aussi la volatilité potentielle.

Édouard Philippe, le Seul Contrepoids : 50-50 Face à Bardella

Le duel le plus attendu est aussi le plus serré.

Un face-à-face équilibré
Dans l’hypothèse d’un second tour opposant Jordan Bardella à Édouard Philippe, le sondage donne les deux hommes à égalité parfaite : 50 % des voix chacun. Une situation de coude-à-coude qui promet une campagne électorale d’une intensité rare.

Le profil Philippe
Ancien Premier ministre, maire du Havre, président d’Horizons, Édouard Philippe incarne une droite modérée, pro-européenne, réformiste. Son image rassemble au-delà de son propre camp, y compris chez certains électeurs de gauche.

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?
Face à Gabriel Attal, Bardella l’emporterait avec 52 % des voix. Face à Bruno Retailleau, avec 53 %. Face à Mélenchon, avec 67 % ! Édouard Philippe est donc le seul, parmi les candidats testés, à pouvoir rivaliser avec le leader RN.

La clé du second tour
Ce résultat souligne l’importance capitale, pour le camp central et de droite, de s’unir derrière Philippe. Sans cette union, le RN a de grandes chances de l’emporter.

Les Autres Duels : Attal, Retailleau, Mélenchon Balayés

Le sondage explore d’autres configurations. Elles sont sans appel.

Bardella – Attal : 52-48
Gabriel Attal, ancien Premier ministre, figure montante de la macronie, ne fait pas le poids. Avec 48 % des voix, il perdrait face à Bardella. Un score honorable, mais insuffisant.

Bardella – Retailleau : 53-47
Bruno Retailleau, sénateur LR, figure de la droite dure, ferait encore moins bien : 47 % contre 53 % pour Bardella. Un écart significatif.

Bardella – Mélenchon : 67-33
Le score est catastrophique pour Jean-Luc Mélenchon. Avec seulement 33 % des voix face à Bardella, le leader de La France insoumise subirait une défaite historique. De quoi refroidir ses ambitions pour 2027.

Le Pen – Philippe : 52-48
Si Marine Le Pen était candidate à la place de Bardella, elle serait battue par Édouard Philippe avec 52 % des voix contre 48 %. La différence entre les deux candidats RN est donc sensible.

Philippe Premier Tour : 15 % Mais un Potentiel de 22 % Avec Union

Intéressons-nous maintenant aux scores du premier tour d’Édouard Philippe.

15 % des voix en solo
Si Philippe se présente en candidat unique du “socle commun” (centre-droit), il recueille 15 % des intentions de vote. C’est loin derrière Bardella ou Le Pen, mais c’est un socle solide.

Le potentiel de l’union
Le sondage teste aussi une configuration où les candidats du socle commun (Gabriel Attal, Bruno Retailleau, Édouard Philippe) s’unissent derrière un seul candidat. Dans ce cas, le candidat unique atteint 22 % des voix. Une progression de 7 points, significative.

La nécessité stratégique
Ce chiffre de 22 % montre que l’union est indispensable pour espérer exister face au RN. Divisé, le centre-droit est condamné à la figuration. Uni, il peut prétendre au second tour.

Le défi de l’incarnation
Reste à savoir qui sera ce candidat unique. Édouard Philippe est le part favori, mais Gabriel Attal ou Bruno Retailleau peuvent légitimement prétendre à ce rôle. Les prochains mois seront décisifs.

Bruno Retailleau : Les Difficultés de la Droite Traditionnelle

Bruno Retailleau incarne la droite classique, celle des Républicains d’avant la fusion avec le macronisme.

Entre 7,5 et 10 %
Ses scores oscillent entre 7,5 et 10 % des voix selon les configurations. Insuffisant pour exister au premier tour.

14 % sans Philippe
Sa meilleure performance serait atteinte en l’absence d’Édouard Philippe. Dans ce scénario, il pourrait monter jusqu’à 14 %. Mais cela reste loin des 32-35 % du RN.

Le dilemme des Républicains
Pour LR, la question est existentielle : s’allier avec le macronisme derrière Philippe, ou tenter d’exister seuls avec Retailleau, au risque de disparaître ? Un choix cornélien.

L’avenir de la droite
Ce sondage confirme ce que beaucoup pressentaient : la droite traditionnelle n’a plus les moyens de ses ambitions en solo. L’alliance ou la mort.

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