Pourquoi un médecin déconseille d’embrasser une personne décédée : ce que dit vraiment Viktor Ivanovik

Le deuil, un processus intime à respecter
Au-delà de la question sanitaire, ce débat touche à quelque chose de profondément humain. Le deuil est un processus personnel, influencé par les croyances, la culture et l’histoire familiale de chacun. Pour de nombreuses personnes, le contact physique avec le défunt — une main tenue, un baiser déposé — constitue une étape essentielle pour accepter l’absence.
Les psychologues le confirment : les gestes d’affection envers un proche disparu peuvent faciliter le travail de deuil, sauf dans les cas où ils exposent à un danger réel. Interdire ces gestes de manière brutale reviendrait à nier une dimension fondamentale du chagrin.
Il s’agit donc de trouver un équilibre. Ni banaliser un risque potentiel, ni culpabiliser des familles en pleine épreuve. C’est tout l’enjeu d’une communication de santé respectueuse.
Quelles alternatives symboliques pour dire adieu ?
Pour celles et ceux qui souhaitent prendre des précautions sans renoncer à l’hommage, plusieurs alternatives existent. Elles permettent de maintenir un lien symbolique tout en limitant les contacts directs.
- Allumer une bougie en mémoire du défunt.
- Déposer une fleur ou un objet significatif près du corps.
- Écrire une lettre d’adieu et la lire à voix haute.
- Organiser une cérémonie intime avec les proches.
- Créer un album photo ou un carnet de souvenirs.
Ces gestes n’ont rien d’anodin. Ils offrent un cadre apaisé pour exprimer sa peine, sans exposer sa santé. Et ils rappellent que le deuil ne se joue pas uniquement dans le contact physique, mais aussi dans la mémoire et le partage.



