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Philippe Bouvard, créateur des Grosses Têtes, est mort à 96 ans : Amanda Lear raconte sa fidélité absolue

Amanda Lear, une reconnaissance éternelle envers Philippe Bouvard

Parmi les nombreuses voix qui se sont élevées pour lui rendre hommage, celle d’Amanda Lear a particulièrement retenu l’attention. La chanteuse, qui fut aussi mannequin et muse de Salvador Dalí, n’a jamais oublié ce qu’elle doit à Philippe Bouvard. « Je ne peux que le remercier parce que je lui dois énormément », a-t-elle confié. Et pour cause : lorsqu’ils se sont rencontrés, Amanda Lear était encore principalement identifiée comme chanteuse disco, une image qui ne reflétait qu’une partie de sa personnalité.

C’est Philippe Bouvard qui a su déceler chez elle un autre talent, bien plus inattendu. « Grâce à Bouvard, on a découvert que j’étais assez drôle, que j’avais de la répartie. Il m’a poussée et c’est grâce à lui que ma carrière a pris une tout autre direction en allant vers la comédie et le théâtre », a-t-elle expliqué. Une confidence qui en dit long sur l’intuition rare de l’animateur. Là où beaucoup ne voyaient qu’une icône disco, lui a perçu une véritable artiste capable de briller sur les planches. Cette vision a profondément influencé la suite de la carrière d’Amanda Lear, qui n’a jamais cessé de le remercier.

L’ambiance très masculine des Grosses Têtes à l’époque Bouvard

Amanda Lear est également revenue sur l’ambiance particulière qui régnait sur le plateau des Grosses Têtes à l’époque de Philippe Bouvard. Et elle n’a pas essayé d’embellir la réalité. « On était trois, quatre filles à en prendre plein la tronche ! », s’est-elle souvenue avec le franc-parler qu’on lui connaît. L’émission était en effet un univers très masculin, où les réparties fusent et où il faut savoir se défendre.

Parmi les femmes qui ont marqué l’histoire de l’émission, elle a cité Isabelle Mergault, Macha Méril et Évelyne Leclercq, toutes trois bien présentes dans la mémoire des auditeurs. « Il fallait savoir se défendre et leur tenir tête », a-t-elle ajouté, rendant hommage à ces sociétaires qui ont su imposer leur style dans un environnement parfois rugueux. Cette franchise, cette absence de langue de bois, c’est aussi ce que Philippe Bouvard recherchait chez ses invités. Il aimait les personnalités fortes, celles qui ne se laissent pas marcher sur les pieds et qui savent répondre du tac au tac.


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