Patrick Bruel, chanteur et acteur de 67 ans, visé par deux nouvelles plaintes pour viol et agressions sexuelles

L’avocate des plaignantes évoque des évolutions rapides
Me Jade Dousselin, qui représente plusieurs plaignantes, a commenté ces nouvelles plaintes auprès de BFMTV. Pour elle, la mise en examen et le contrôle judiciaire ont constitué une première victoire, mais l’affaire n’en est qu’à ses débuts. Elle affirme que de très larges investigations restent à mener et que les témoignages continuent d’affluer en nombre.
L’avocate souligne une distinction importante : le temps médiatique, le temps judiciaire et le temps des victimes ne se confondent pas. Elle insiste sur la nécessité d’accompagner les plaignantes sur un chemin long et difficile, dans un cadre discret et serein. Ses propos laissent entendre que d’autres mises en examen pourraient intervenir rapidement.
Par ailleurs, la journaliste Marine Turchi, spécialiste des violences sexuelles, affirme avoir reçu de nouveaux témoignages. Selon elle, des femmes racontent un récit quasi similaire sans se connaître, ce qui pourrait renforcer la crédibilité des accusations. Ces éléments devront toutefois être confrontés aux règles de la procédure pénale, qui impose une évaluation rigoureuse de chaque déclaration.
Patrick Bruel clame son innocence, sa défense s’organise
Face à cette accumulation de plaintes, Patrick Bruel continue de contester fermement les faits. Son entourage évoque un homme abasourdi par la tournure des événements. Son avocat a rappelé que le chanteur a répondu à toutes les questions lors de sa garde à vue, signe selon lui d’une volonté de coopérer avec la justice.
La défense pourrait plaider la prescription pour certains faits anciens, même si les règles en matière de violences sexuelles ont évolué ces dernières années. En France, les délais de prescription ont été allongés à plusieurs reprises, ce qui permet aujourd’hui de poursuivre des faits qui auraient été irrecevables il y a vingt ans.
Un ancien compagnon de l’une des plaignantes a aussi fait part d’une phrase terrible que Patrick Bruel aurait prononcée en voiture, selon des articles récents. Si ce témoignage indirect venait à être versé au dossier, il pourrait jouer un rôle dans l’appréciation des juges. Reste que la présomption d’innocence demeure le principe central tant qu’aucune condamnation définitive n’a été rendue.



