Obsèques de Bruno Salomone : Jean Dujardin, les larmes et l’hommage vibrant d’un frère

Le public présent, reconnaissant
À l’extérieur de l’église, le public était là. Des anonymes, des fans, des gens qui avaient grandi avec ses sketches, ses films et ses personnages. Beaucoup avaient apporté des fleurs. D’autres photos. D’autres encore étaient simplement là pour dire merci.
Quand le cercueil a traversé la cour de l’église, quand le cortège s’est dirigé vers le cimetière de la commune, un long applaudissement a retenti. Un hommage populaire, spontané, vibrant. Comme pour dire : « Tu nous as tant fait rire, maintenant c’est à nous de te saluer. »
Cet accueil a profondément touché les proches de Bruno. Dans cette foule, ils ont vu l’étendue de ce qu’il avait semé. Des années de rires, de tendresse et d’émotion. Une œuvre immense, qui dépasse les écrans et les planches.
Le message de la famille
Dans un message lu lors de la cérémonie, la famille a exprimé ce que beaucoup ressentaient :
« Nous continuerons de te porter, de t’écouter, en serrant fort contre nos cœurs, ta maman, Geneviève, et Audrey. Depuis dimanche, on reçoit des tonnes de messages d’amour pour toi, des gens de toute la France qui ont l’impression de pleurer un super copain, un super frangin, et comme on les comprend. »
Ces mots disent l’essentiel : Bruno Salomone n’était pas seulement un acteur connu. C’était un ami, un frère, un fils, un mari. Quelqu’un qui comptait. Et qui continue de compter.
Une carrière marquée par l’humour et la générosité
Bruno Salomone a marqué le panorama de l’humour français. D’abord sur les planches, dans la troupe Nous Ç Nous, aux côtés de Jean Dujardin, Éric Collado, Éric Massot et Manuela Gourary. Leur énergie, leur inventivité, leur complicité ont marqué toute une génération.
Puis vint la télévision, avec Fais pas ci, fais pas ça, où il incarna Denis Bouley, ce père de famille que les Français ont adopté comme s’il faisait partie de leur propre foyer. Valérie Bonneton, sa partenaire, disait de lui qu’il était « le père idéal, drôle, tendre, imparfait, humain ».
Il était aussi au cinéma, dans Brice de Nice, OSS 117 et Les Tuches. Sa voix off dans Burger Quiz d’Alain Chabat reste gravée dans les mémoires.
Sa dernière apparition à l’écran remonte à 2025, dans la série A priori sur France 3. Benoît Masocco, créateur et producteur, a raconté un Bruno Salomone malade, mais jamais plaintif. Un professionnel exigeant, qui donnait tout sur le plateau, même quand la fatigue pesait.



