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Obsèques de Bruno Salomone : Jean Dujardin bouleversé, la foule applaudit son dernier voyage

Ce lundi matin, Joinville-le-Pont s’est réveillée dans une atmosphère de recueillement. Dans la petite église Sainte-Anne de Polangis, là où Bruno Salomone aimait se ressourcer loin de l’agitation parisienne, ses proches, ses amis et des centaines d’anonymes sont venus lui dire un dernier adieu. L’acteur, emporté par un cancer à l’âge de 55 ans le 15 mars dernier, avait choisi ce lieu paisible pour son ultime voyage.

La messe a débuté à 10 heures. À l’intérieur de l’église, la famille, les proches et les personnalités du cinéma et de la télévision se sont recueillis. Au premier rang, Audrey, son épouse. Ils s’étaient mariés il y a quelques semaines seulement, comme un dernier défi à la maladie, une ultime déclaration d’amour. Elle est apparue profondément bouleversée, soutenue par ceux qui étaient les amis de toujours de Bruno.

À l’extérieur, la foule s’est massée. Des gens venus de toute la région, certains d’ailleurs de plus loin, pour saluer celui qui avait fait rire plusieurs générations. Quand le cortège funèbre s’est élancé vers le cimetière de la commune, un long applaudissement a salué le passage du cercueil. Un hommage populaire, spontané, vibrant. Comme pour lui dire : “Merci. On ne t’oubliera pas.”

Jean Dujardin, frère de toujours, porte le cercueil

Parmi les proches, une silhouette familière a occupé une place particulière. Jean Dujardin, son complice des débuts, l’ami de toujours. Les deux hommes avaient débuté ensemble dans la troupe des Nous Ç Nous, ces années d’apprentissage où ils ont appris à faire rire, à se faire rire, à devenir les artistes qu’ils sont devenus.

Jean Dujardin a porté le cercueil aux côtés des autres membres de la troupe – Éric Collado, Éric Massot et Manuela Gourary. Derrière le corbillard, ils marchaient en première ligne, unis comme aux premiers jours. Une image forte, qui en disait long sur l’amitié indéfectible qui les liait.

À l’intérieur de l’église, Jean Dujardin a pris la parole. Sa voix, souvent si assurée, a tremblé. Il a dit ce que beaucoup pensaient :

« On n’a pas du tout envie de te dire au revoir, et j’ai l’impression qu’on n’est pas les seuls. Il y a du monde dehors, il y a plein de gens qui t’aiment. »

Il a parlé de Bruno, de ce qui le définissait. « Le rire, ta philosophie, ton identité, ta vie, comme si tu savais qu’il fallait se dépêcher. » Comme si, d’une certaine manière, Bruno avait toujours su que le temps était compté. Et qu’il avait choisi de le remplir de rires, de joie et d’amour.

Jean Dujardin a aussi évoqué ce talent unique de Bruno pour observer, écouter, imiter. Un don qui fascinait même les animaux, a-t-il dit en souriant. Un sourire qui a traversé les larmes, dans l’assistance.

Puis il a conclu, avec des mots simples, définitifs :

« On était 5 « Nous Ç Nous », on restera 5 « Nous Ç Nous », et même 6 avec Audrey, ta femme, l’incroyable Madame Salomone. On t’aime. »

C’était dit. Le cercle ne se brisait pas. Il s’agrandissait, au contraire. Audrey en faisait désormais partie. Et Bruno, toujours, resterait au centre.

Les larmes de Valérie Bonneton : “Tu seras toujours une star”

À ses côtés, Valérie Bonneton, sa partenaire de Fais pas ci, fais pas ça, était venue lui rendre hommage. Dans la série culte, ils formaient un couple de parents débordés, attachants et drôles. À la ville, ils étaient amis.

Quand Valérie Bonneton a pris la parole, sa voix tremblante, ses yeux embués. Elle a adressé quelques mots à celui qui avait été son complice de jeu, son ami. Des mots simples, qui venaient du cœur :

« Tu seras toujours une star. »

Une phrase qui disait tout. La reconnaissance du talent, bien sûr. Mais aussi la place unique que Bruno occupait dans le cœur de ceux qui l’ont connu. Une star, oui. Mais une star discrète, modeste, toujours tournée vers les autres.

Isabelle Gélinas, l’autre maman de Fais pas ci, fais pas ça, était également présente. Guillaume de Tonquédec aussi. Tous ont salué la mémoire de celui qui incarnait Denis Bouley, ce père de famille que les Français ont aimé comme s’il faisait partie de leur propre foyer.

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