Obsèques de Bruno Salomone : Audrey, sa femme, et sa mère effondrées à la sortie de l’église de Joinville-le-Pont

Jean Dujardin, le frère de scène, porte le cercueil de son ami
Parmi les images fortes de la journée, celle de Jean Dujardin portant le cercueil de son ami de longue date restera gravée. Leur histoire commune remonte aux années 90, aux débuts de la troupe des Nous Ç Nous. Depuis, ils ne s’étaient jamais vraiment quittés, entre projets partagés, fous rires et soutien mutuel.
Selon plusieurs médias, l’acteur a également pris la parole pour un discours d’adieu d’une intensité rare. Il y a évoqué le sourire de Bruno, son regard, ses « multitêtes », ses « multivoix », son écriture « si singulière, absurde et poétique », et ce talent unique pour dénicher les jeux de mots les plus improbables. Un hommage qui mêlait larmes et humour, à l’image de l’homme qu’il décrivait.
Sa conclusion résonne encore : « On était 5 ‘Nous Ç Nous’, on restera 5 ‘Nous Ç Nous’, et même 6 avec Audrey ta femme, l’incroyable madame Salomone. On t’aime. » En quelques phrases, tout était dit : la fidélité, la transmission, et cette capacité de l’amitié à faire survivre ceux qui partent à travers ceux qui restent.
Un parterre de personnalités venues soutenir la famille
Outre Jean Dujardin, de nombreuses figures du paysage audiovisuel français ont fait le déplacement. Isabelle Gélinas, sa partenaire à l’écran dans Fais pas ci, fais pas ça, était présente, tout comme Valérie Bonneton, Vincent Desagnat ou encore Guillaume de Tonquédec. Cette mobilisation témoigne de l’estime profonde dont bénéficiait Bruno Salomone dans un milieu parfois réputé pour son individualisme.
Ce rassemblement n’était pas seulement protocolaire. Il traduisait une réalité simple : Bruno Salomone était apprécié pour ce qu’il était, pas seulement pour ce qu’il faisait. Sa discrétion, sa gentillesse et son humour pince-sans-rire lui avaient valu des amitiés solides, capables de résister aux années et aux trajectoires professionnelles divergentes.



