ASTUCES MAISON

Ne tirez jamais la chasse d’eau après avoir uriné, c’est une grosse erreur : voici pourquoi

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Tirer la chasse d’eau après avoir uriné : un geste ancré, mais est-il toujours judicieux ?

Depuis l’enfance, nos parents nous ont appris à tirer la chasse d’eau après chaque passage aux toilettes. Cette habitude, présentée comme une norme d’hygiène incontournable, semble aujourd’hui gravée dans notre routine quotidienne. Pourtant, derrière ce geste anodin se cachent des enjeux sanitaires, écologiques et pratiques méconnus. Et si, en croyant bien faire, nous commettions des erreurs aux conséquences insoupçonnées ?

Un rituel universel… mais pas sans défauts

La séquence est immuable : on urine, on actionne la chasse, on quitte la pièce. Simple, rapide, efficace. Pourtant, cette simplicité même nous empêche de questionner son bien-fondé. Or, plusieurs études et observations révèlent que ce réflexe pourrait être contre-productif, voire néfaste, sur plusieurs plans.


1. La propagation des germes : un risque sous-estimé

Lorsque nous tirons la chasse d’eau sans rabattre le couvercle, un phénomène méconnu se produit : des aérosols contaminés sont projetés dans l’air. Ces microgouttelettes, chargées de bactéries et de résidus, peuvent se disperser jusqu’à deux mètres autour des toilettes, selon une étude publiée dans Applied Microbiology International. Résultat ? Brosse à dents, serviettes, surfaces de la salle de bain… Tous deviennent des nids à germes.

Solution simple : fermer systématiquement l’abattant avant de tirer la chasse. Une pratique adoptée par seulement 30 % des foyers, d’après un sondage de l’OMS, mais qui réduirait de 80 % la contamination de l’environnement.

 


2. Le gaspillage d’eau : un impact écologique colossal

Saviez-vous qu’une chasse d’eau classique consomme entre 3 et 10 litres d’eau par utilisation ? Pour un individu urinant 5 fois par jour, cela représente jusqu’à 50 litres d’eau potable gaspillée quotidiennement. À l’échelle d’une famille de quatre personnes, le chiffre grimpe à 200 litres par jour, soit l’équivalent de 10 baignoires remplies chaque semaine !

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Dans un contexte de crise climatique où 30 % de la population mondiale souffre de pénurie hydrique (UNESCO, 2023), cette habitude devient insoutenable. Des alternatives existent :

  • Toilettes à double commande (3L/6L), permettant d’adapter le volume à la nécessité.
  • Systèmes de récupération d’eau de pluie pour alimenter les chasses.
  • « La règle du jaune et du marron » : ne pas tirer la chasse après une urine isolée, surtout la nuit.

3. L’urine est-elle vraiment sale ? Mythes et réalités

Contrairement à une croyance répandue, l’urine n’est pas stérile. Elle contient des bactéries, mais en quantité infime : environ 1 000 UFC/mL (unités formant colonie), contre 100 millions dans la salive. Une étude de l’Université de Chicago (2021) a montré que laisser l’urine stagner quelques heures dans la cuvette ne pose aucun risque sanitaire majeur dans un foyer sans pathologie urinaire.

Exceptions :

  • En cas d’infection (cystite, IST), l’urine devient vectrice de germes.
  • Dans les toilettes publiques, la chasse reste indispensable pour des raisons collectives.

4. Les perturbations domestiques : pression d’eau et nuits écourtées

Tirer la chasse simultanément à d’autres usages (douche, lave-linge) provoque des chutes de pression brutales. Résultat ? Douches froides inopinées ou électroménager en surchauffe. Une problématique accentuée dans les vieilles habitations aux canalisations étroites.

La nuit, le bruit de la chasse (environ 75 décibels, soit le niveau d’une conversation forte) rompt le silence, risquant de réveiller les occupants. Une personne se levant 2 fois par nuit pour uriner génère jusqu’à 730 perturbations annuelles dans un foyer.

Astuces :

  • Privilégier une veilleuse pour éviter de devoir allumer la lumière (et ainsi réduire le besoin de « rinçage de confort »).
  • Installer des chasses d’eau silencieuses ou isoler acoustiquement la pièce.
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