Nathalie Baye souffrait de la maladie à corps de Lewy : cette pathologie qu’elle combattait en silence

Un diagnostic difficile, un combat silencieux
Le diagnostic de la maladie à corps de Lewy est souvent tardif. Les symptômes ressemblent à ceux d’Alzheimer ou de Parkinson. Les médecins peuvent mettre des années à poser le bon diagnostic. Pendant ce temps, la maladie progresse.
Pour Nathalie Baye, le diagnostic a probablement été posé à l’été 2024. Depuis, elle se battait. Loin des caméras. Loin des projecteurs. Avec sa fille, Laura Smet, à ses côtés. Et ses amis, discrets, présents.
Elle n’a jamais voulu en parler. Par pudeur, par dignité. Elle a refusé de devenir le visage d’une maladie. Elle a refusé de s’exposer. Elle a juste voulu vivre, le plus normalement possible, le plus longtemps possible.
Nathalie Baye : une santé fragilisée ces dernières années
En juillet 2025, Voici indiquait que Nathalie Baye avait « un problème de santé » et qu’elle ne pourrait pas assumer son engagement auprès des Journées de la rose, dans le Val de Loire. À l’époque, aucune information sur les raisons de son hospitalisation n’avait été communiquée. La discrétion était totale.
En février 2020, elle avait déjà fait face à un ennui de santé. L’actrice avait été transportée à l’hôpital Cochin, à Paris, en raison de « complications bronchopulmonaires », comme le rapporte le magazine. À l’époque, l’agent de la star avait rassuré ses admirateurs à travers un communiqué : « Il s’agit juste d’une complication au cours d’un épisode grippal. Elle va bien et va regagner son domicile dans les prochains jours. »
Mais avec le recul, ces épisodes étaient peut-être les premiers signes de la maladie à corps de Lewy. Les troubles respiratoires, la fatigue, les hospitalisations à répétition… Nathalie Baye combattait en silence, sans rien dévoiler au public.
Une discrétion absolue, une pudeur exemplaire
Nathalie Baye n’a jamais aimé parler d’elle. Encore moins de ses problèmes de santé. Elle a toujours protégé sa vie privée, refusant de s’épancher dans les médias. Cette pudeur, elle l’a conservée jusqu’au bout.
Même quand la maladie l’a rattrapée, elle n’a rien dit. Pas de déclaration, pas de témoignage, pas de documentaire. Juste le silence. Et le travail, tant qu’elle a pu. Puis l’absence.
Elle a tourné son dernier film en 2023, « Le temps d’aimer », de Katell Quillévéré. Elle y était bouleversante. On ne savait pas qu’elle jouait son propre combat. Qu’elle était déjà malade. Qu’elle se savait condamnée.
Catherine Laborde, une autre figure touchée
Catherine Laborde, célèbre présentatrice météo de TF1, est décédée le 18 janvier 2025 des suites de cette même maladie. Elle avait choisi de témoigner, dans un livre poignant, pour alerter sur cette pathologie méconnue. Nathalie Baye, elle, a préféré le silence. Deux personnalités, deux choix, une même lutte.
Catherine Laborde avait raconté les hallucinations, les chutes, les trous de mémoire. Elle avait décrit l’enfer de la maladie, mais aussi la force de l’amour familial. Nathalie Baye, elle, n’a rien dit. Mais sa fille, Laura Smet, était à ses côtés. Comme un rempart. Comme une preuve d’amour.



