Mort d’Eden à 2 mois : Cinq ans plus tard, ses parents attendent toujours des réponses

Des alertes ignorées par le personnel médical
Le couple raconte avoir multiplié les alertes auprès des médecins et des infirmières. Ils évoquent des consultations où leurs craintes étaient minimisées, voire ignorées. « On nous disait que tout allait bien, que c’était normal pour un bébé », confie le père. Mais pour eux, chaque détail comptait. L’absence de réaction face à des symptômes évidents de maladie génétique a créé un fossé de méfiance entre la famille et le corps médical. Aujourd’hui encore, ils se demandent si une intervention plus rapide aurait pu changer le cours des choses.
Une hospitalisation critique en avril 2020
Au mois d’avril 2020, la situation devient critique. Eden est hospitalisé au centre hospitalier régional de Metz-Thionville. Ses parents espèrent alors une prise en charge rapide et coordonnée, mais leur attente est vite déçue. Selon leur témoignage, les difficultés s’accumulent : problèmes de communication entre les services, retards dans les soins, et un manque de coordination générale. Chaque heure qui passe accentue leur angoisse.
Le 30 avril 2020 marque un tournant dramatique. Les médecins décident de placer le nourrisson en réanimation avant de le transférer vers l’hôpital de Nancy. Mais selon le père d’Eden, le bébé se trouvait dans une chambre climatisée, sans couverture adaptée. « Son corps ne faisait plus que 25 °C », explique-t-il, encore ému. Cette hypothermie sévère aurait, selon lui, aggravé l’état déjà fragile de son fils. Malgré les efforts médicaux déployés dans les dernières heures, le nourrisson décède peu après son arrivée à Nancy.
Les défaillances pointées du doigt
Depuis cette tragédie, les parents dénoncent des conditions de prise en charge qu’ils jugent inacceptables. Leur avocat affirme que plusieurs alertes lancées par la famille n’ont pas reçu l’attention nécessaire, contribuant à une issue tragique. De son côté, l’hôpital de Metz-Thionville assure avoir mobilisé toutes les compétences disponibles jusqu’au transfert du bébé. L’établissement indique également collaborer pleinement aux investigations. Mais pour le couple, ces déclarations ne suffisent pas. Ils veulent des preuves et des responsabilités claires.



