Mort de Lyhanna : les premiers mots déchirants de sa famille après la confirmation de son décès

L’importance du soutien psychologique post-traumatique
Dans de telles circonstances, le soutien psychologique est indispensable, non seulement pour la famille immédiate, mais aussi pour les amis proches et les camarades de classe ou d’université de Lyhanna. Des cellules psychologiques d’urgence ont été mises en place dans les établissements qu’elle fréquentait. Ces dispositifs permettent d’offrir un espace de parole sécurisé à ceux qui sont bouleversés par ce drame. Il est essentiel que les personnes fragiles ou ayant vécu des expériences similaires puissent bénéficier d’une écoute professionnelle.
Le deuil est un processus long et complexe. Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise manière de le vivre. Certains auront besoin de parler, d’autres de se taire, d’autres encore de s’investir dans des actions de prévention. La priorité est de ne pas rester seul. Les associations de prévention du suicide, comme SOS Amitié ou Fil Santé Jeunes, rappellent que la parole est la première arme contre la détresse. Les mots de la famille de Lyhanna, en brisant le silence, sont déjà un premier pas vers la reconstruction, pour eux et pour tous ceux qui se sentent concernés.
Comprendre les signes de mal-être chez les adolescents
Face à une tragédie comme celle-ci, une question revient sans cesse : comment reconnaître qu’un jeune va mal ? Souvent, les signes sont discrets, voire invisibles pour l’entourage. Un retrait social progressif, une baisse des résultats scolaires, des troubles du sommeil ou de l’alimentation, une irritabilité inhabituelle, ou au contraire un calme apparent trop soudain peuvent être des indicateurs. Il ne s’agit pas de devenir paranoïaque, mais d’être attentif.
Lyhanna, comme beaucoup d’autres jeunes, a peut-être caché sa souffrance derrière un sourire. C’est ce qu’on appelle le « smiling depression » ou dépression souriante. La personne donne l’impression d’aller bien, de gérer, alors qu’à l’intérieur, elle est en pleine tempête. C’est pourquoi il est crucial d’instaurer un climat de confiance où l’enfant ou l’adolescent se sent libre de parler de ses émotions, même les plus négatives, sans crainte d’être jugé ou minimisé.
Les ressources à connaître pour aider un proche
Si vous pensez qu’un proche est en souffrance, voici quelques conseils pratiques :
- Écouter sans interrompre : Parfois, la meilleure aide est simplement d’être présent et d’écouter sans chercher à donner des solutions toutes faites.
- Prendre la question au sérieux : Ne minimisez jamais les propos d’une personne qui exprime une souffrance ou des idées noires. Dites-lui que vous êtes là pour elle.
- Proposer de l’aide professionnelle : Un psychologue, un psychiatre ou un médecin traitant peut évaluer la situation et proposer un suivi adapté. Il n’y a aucune honte à consulter.
- Ne pas laisser la personne seule : Si le risque est jugé immédiat, ne laissez pas la personne seule. Appelez les secours (le 15, le 17, ou le 3114, numéro national de prévention du suicide).



