Mort de Loana : pourquoi la gardienne de l’immeuble n’a-t-elle pas donné l’alerte plus tôt ?

Le concierge interpelle les voisins de palier
Face à ce constat amer, le concierge de l’immeuble ne cache pas sa perplexité, voire sa colère. Il ne comprend pas comment les voisins de palier de Loana ne se sont pas inquiétés plus tôt, car habituellement, elle sortait son chien — Titi, retrouvé mort dans le logement lui aussi — tous les jours. Parismatch
“Comment n’ont-ils pas pu se rendre compte de rien ? Elle sortait son chien tous les jours ; il a forcément dû aboyer à un moment donné ; personne n’a le droit de mourir comme ça…” Officielles, s’interroge-t-il, visiblement marqué.
Ces mots résonnent comme un constat d’échec collectif. Pas celui d’une personne en particulier, mais d’un immeuble entier, d’un voisinage, d’une société qui avait regardé Loana pendant des décennies sans jamais vraiment la voir.
Des semaines de silence avant le drame
Pour comprendre pourquoi l’alerte n’a pas été donnée plus tôt, il faut remonter aux dernières semaines de la vie de Loana. Les signaux existaient. Ils n’ont pas été lus à temps.
Le 12 mars, Loana se serait rendue pour la dernière fois au snack situé au rez-de-chaussée de son immeuble, avant de disparaître définitivement. Officielles : treize jours sans apparition publique, sans chien promené dans la rue, sans bonjour dans le couloir. Treize jours de silence absolu dans un espace de vie partagé.
Le restaurateur du rez-de-chaussée témoigne : “Ça faisait deux semaines que je ne la voyais plus. Elle promenait son petit chien. Des fois elle disait bonjour. Je voyais que les gens prenaient des photos avec elle dans la rue. Elle avait 48 ans, mais ces derniers temps elle avait l’air de 90 ans. Ça fait quelques mois qu’elle est fatiguée.” Purepeople
Un déclin visible. Une présence de plus en plus rare. Des gens qui remarquaient sans agir, souvent par peur d’être indiscrets, de déranger ou de se mêler d’une vie qui ne leur appartenait pas.



