Mort de Catherine Ringer : Raoul Chichin annule ses concerts et se retire pour faire son deuil

Mort de Catherine Ringer : Raoul Chichin annule ses concerts et se retire pour faire son deuil
Le monde de la chanson française s’est figé. Dans la nuit du 14 septembre, Catherine Ringer s’est éteinte à l’âge de 68 ans, emportée par un cancer foudroyant. La nouvelle a laissé des milliers d’admirateurs sans voix, tant la chanteuse incarnait, depuis plus de quatre décennies, une certaine idée de la liberté et de l’énergie scénique. Mais derrière l’icône des Rita Mitsouko, il y avait une mère. Et c’est précisément de ce côté-là que la douleur est la plus vive. Trois enfants, Ginger, Simone et Raoul, nés de son union avec Fred Chichin, cofondateur du groupe, doivent aujourd’hui apprendre à vivre sans celle qui leur a tout transmis. Si les hommages se sont multipliés du côté des artistes, la famille est longtemps restée silencieuse. Jusqu’à ce que Raoul Chichin, le benjamin de la fratrie, prenne la parole. Non pas pour célébrer la mémoire de sa mère, mais pour annoncer une décision lourde de sens : il annule ses concerts. Un geste simple, presque banal, qui dit pourtant tout de l’état d’un fils confronté à l’impensable.
Une disparition brutale qui laisse la famille en état de choc
Il faut mesurer la violence de l’annonce. Catherine Ringer ne luttait pas publiquement contre la maladie. Aucune communication, aucun communiqué alarmiste, rien. Le cancer qui l’a emportée a frappé sans prévenir, en quelques semaines à peine. Pour ses proches, le choc est total. Pour le public aussi.
Née en 1957, la chanteuse a construit avec Fred Chichin, disparu en 2007, un répertoire qui a marqué l’histoire de la pop française. Des tubes comme Marcia Baïla, Andy ou C’est comme ça ont traversé les générations. Après la mort de son compagnon, Catherine Ringer n’avait jamais vraiment quitté la scène. Elle chantait, tournait, enregistrait. Elle avait fait de la scène son refuge, et de ses enfants ses héritiers artistiques.
Ginger, Simone et Raoul ont grandi dans cet univers. La musique n’était pas un hobby chez les Chichin-Ringer, c’était une langue maternelle. Difficile, dans ces conditions, de ne pas voir dans le silence des trois enfants autre chose qu’une sidération légitime. Pendant que les personnalités publiques défilaient pour saluer la mémoire de l’artiste, la famille, elle, encaissait. Loin des caméras.



