“Mon corps m’alertait, je ne l’ai pas écouté” : Marie, 61 ans, atteinte d’un cancer du foie en phase terminale, raconte les 8 signes qu’elle a ignorés

7. La jaunisse
Un jour, son entourage a remarqué que ses yeux jaunissaient. Puis sa peau a pris une teinte jaunâtre. Le signe était, cette fois, impossible à ignorer.
“Quand j’ai vu la couleur de mes yeux, j’ai compris que quelque chose n’allait pas. J’ai consulté rapidement.”
La jaunisse (ictère) survient quand le foie ne parvient plus à éliminer la bilirubine, un pigment jaune issu de la dégradation des globules rouges. C’est un signe d’alerte majeur.
8. Des démangeaisons persistantes
Enfin, Marie a souffert de démangeaisons partout sur le corps. Une envie de se gratter constante, surtout la nuit.
“Je me grattais jusqu’au sang sans comprendre pourquoi. Le médecin m’a parlé de peau sèche, d’allergie. Rien n’y faisait.”
Ces démangeaisons (prurit) sont fréquentes dans les maladies du foie. Elles sont dues à l’accumulation de sels biliaires dans la peau.
Le parcours vers le diagnostic
Des consultations sans résultats
Comme beaucoup de patients, Marie a consulté pour certains de ces symptômes. Mais ils ont été pris séparément et attribués à des causes banales.
“J’ai vu plusieurs médecins. On m’a parlé de stress, de syndrome du côlon irritable et de troubles liés à l’âge. Personne n’a fait le lien entre tous ces signes.”
Le diagnostic tardif
Quand enfin des examens approfondis ont été prescrits (bilan sanguin, échographie abdominale, scanner), le diagnostic est tombé : cancer du foie, déjà à un stade avancé.
“Le choc a été terrible. Je n’avais jamais fumé, je buvais peu et je n’avais pas d’hépatite. Comment était-ce possible ?”
Les médecins ont évoqué une cause génétique, peut-être une stéatose méconnue. Mais surtout, ils ont confirmé que si le diagnostic avait été posé plus tôt, les options thérapeutiques auraient été bien différentes.
Le message de Marie
Écouter son corps
Le premier message de Marie est simple : écoutez votre corps. Quand il vous envoie des signaux persistants, ne les ignorez pas.
“Je pensais que c’était rien, que ça passerait. Je me trompais. Si j’avais consulté plus tôt, si j’avais insisté, peut-être que les choses auraient été différentes.”
Ne pas minimiser les symptômes
Marie insiste sur un point : aucun symptôme n’est trop léger pour être mentionné. Fatigue, perte d’appétit, douleurs, nausées… Tout compte.
“Ces symptômes pris isolément peuvent ne rien être. Mais leur association, leur persistance, leur aggravation doivent alerter. C’est le faisceau d’arguments qui compte.”



