Mhoni Vidente, voyante, prédit un séisme de magnitude 9,5 ou 9,6 : que dit vraiment la science ?
Peut-on vraiment prédire un tremblement de terre ?
La réponse des sismologues est claire : non, il n’existe aujourd’hui aucune méthode fiable pour annoncer la date, le lieu et la magnitude exacte d’un futur séisme. Un tremblement de terre résulte de l’accumulation de contraintes dans la croûte terrestre, le long des failles tectoniques. Ces contraintes évoluent sur des échelles de temps variables, parfois sur plusieurs décennies ou plusieurs siècles. Les plaques tectoniques se déplacent en permanence, mais la rupture qui provoque le séisme reste un phénomène brutal et complexe. Les chercheurs peuvent identifier les zones où le risque est élevé, mais pas le moment précis où l’énergie accumulée sera libérée. C’est une différence fondamentale entre une évaluation probabiliste du risque sismique et une prédiction déterministe, souvent annoncée à tort dans des contenus viraux.
Les annonces qui promettent une prédiction précise s’appuient généralement sur des coïncidences, des interprétations astrologiques ou des rêves prémonitoires. Aucune de ces approches n’a démontré de validité scientifique. Les instituts géologiques, comme l’Institut de physique du globe ou les agences nationales de surveillance sismique, privilégient des données mesurables : déplacements des failles, essaims de secousses, déformations du sol et historiques de ruptures. Ces données permettent d’estimer des probabilités, pas de fournir une date de catastrophe.



