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Marina Vlady est morte à 88 ans : ce que l’on sait de ses trois fils Pierre, Igor et Vladimir

Quand ses fils l’ont empêchée de sombrer après la mort de Léon Schwartzenberg

Pour comprendre le lien qui unissait Marina Vlady à Pierre, Igor et Vladimir, il faut revenir à l’un des épisodes les plus douloureux de son existence. Après une romance marquante avec le poète russe Vladimir Vyssotski, elle partage la vie du professeur Léon Schwartzenberg, cancérologue et responsable d’un service de chimiothérapie et d’immunothérapie à l’hôpital Paul-Brousse, à Villejuif. Leur histoire dure plus de vingt ans.

Elle s’achève le 14 octobre 2003, lorsque Léon Schwartzenberg succombe à un cancer du foie, à l’âge de 79 ans. Dans Le Jeu de la vie et de la mort, publié en 2006 chez Fayard, Marina Vlady revient longuement sur ces quatre années de combat contre la maladie, puis sur l’enterrement au cimetière du Montparnasse, à Paris, entourée de leurs amis. Elle y décrit la fosse, l’absence des « doux arômes d’humus des cimetières familiers », et cet instant où tout a failli basculer.

Sa phrase est restée : « Devant cette fosse dépourvue des doux arômes d’humus des cimetières familiers, j’ai failli basculer dans ses insondables ténèbres. Mes fils, me tenant d’une poigne ferme, m’en ont empêchée. » Ce jour-là, Pierre, Igor et Vladimir ont agi en véritables piliers. Ils ont retenu leur mère au bord du gouffre, physiquement et moralement.

Une dépression profonde malgré tout

Malgré ce geste, Marina Vlady n’a pas échappé à une terrible déprime. Elle l’a raconté sans détour : « Un matin, en découvrant son propre regard éperdu dans le miroir, on comprend que la bataille est finie. On est bel et bien vaincu et la glissade commence. » Des mots qui disent la violence de la perte et la difficulté à se reconstruire, même lorsqu’on a été, toute sa vie, une femme de caractère.

Cette séquence éclaire d’un jour nouveau la relation entre la comédienne et ses fils. Elle ne fut pas seulement une mère admirée, mais une femme sauvée. Et cette dette invisible, ses enfants l’ont portée avec une discrétion totale, loin des caméras et des interviews. Un contraste saisissant avec la lumière que Marina Vlady a toujours attirée sur elle.


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