Loana : trois mois avant sa disparition, son dernier sourire apaisé restera à jamais gravé

Des années de combats
Les premières alertes
Le 4 février 2009, Loana est découverte, semi-inconsciente, dans sa baignoire. Quinze jours d’hospitalisation. Elle nie d’abord être sous l’emprise de stupéfiants, puis finit par reconnaître l’ampleur de son mal-être.
“Les dix-huit derniers mois ont été un enfer. Je me suis automutilée avec des morceaux de verre. J’ai fait plusieurs tentatives de suicide », confiera-t-elle. Des mots glaçants révèlent une détresse que le grand public ne soupçonne pas.
Le corps qui lâche
En 2011, Loana change physiquement de façon spectaculaire. En quelques semaines, elle passe de la taille 36 à la taille 44. Son corps gonfle et se transforme sans qu’elle puisse rien y faire. Le diagnostic retombe : un diabète nerveux, une maladie rare qui provoque une rétention d’eau massive.
“Je suis devenue Casimir du jour au lendemain. J’ai pris 28 kilos en deux mois, sans rien manger. Ce n’est pas du gras, mais de l’eau”, explique-t-elle alors.
Sept tentatives de suicide
En 2012, nouvelle tentative. En 2013, une autre, à Noël, qui lui vaudra deux jours en réanimation. En 2014, elle révèle le chiffre qui glace : sept tentatives de suicide.
Elle est pourtant formelle : sa notoriété n’est pas en cause. “Ça n’a aucun rapport avec la télé-réalité ni avec la médiatisation. J’ai juste rencontré de mauvaises personnes. Célèbre ou pas, ça me serait arrivé.”
Une manière de dire que ses fragilités étaient bien là avant les projecteurs. Que la gloire n’a fait que les exposer.
La recherche de la paix intérieure
Un retrait progressif des projecteurs
Les dernières années, Loana avait choisi de s’éloigner. Installée à Nice, sa ville natale, elle vivait discrètement, loin des médias parisiens. Ses apparitions se faisaient rares. Ses déclarations, encore plus.
Cette distance semblait lui offrir un équilibre précieux. Ses proches confiaient qu’elle avait trouvé des moments de bonheur simples et sincères. Des après-midi au soleil, des promenades en bord de mer, des conversations sans caméras. Une vie normale, enfin.



